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La loi de 1966 ,
maintenant codifiée dans le Code de Commerce est largement fondée sur une philosophie de "non immixtion du
juge dans la gestion des sociétés" .... sauf pour le juge pénal et
pour le juge en cas de difficultés des entreprises. Le juge intervient
donc de façon pénalisante, et non responsabilisante, ou lorsqu'il est
trop tard.
Une des réformes
fondamentales du droit des sociétés doit être de modifier cet esprit de la
loi pour abandonner le formalisme. Aux
Etats-Unis les règles
s’expriment par des notions telles que le «duty of care» ou le
«fair business judgement». De
bons esprits en France s’effraient de ce pouvoir d’appréciation et
affirment que de telles normes jurisprudentielles seraient contraires au droit français». Ceci paraît ignore
des notions plus que traditionnelles, telles que celles du « bon père de
famille » et il semble paradoxal d’espérer des juges des décisions
conforme aux impératifs économiques en leur refusant d’apprécier
l’opportunité économique .
Il faut
que, dans notre droit boursier, dans notre droit des sociétés, on accepte finalement qu’il y ait
des notions de ce genre et que ces notions soient mises en oeuvre par le juge
et par le juge privé et non pas par le juge pénal. C’est là modification totale de philosophie qu’il faut
faire dans le droit des sociétés
Faute
de Gestion
Du gouvernement de l'entreprise à la gestion fautive : Quelques réflexions sur l'expertise judiciaire,
Gandur, Robert, Revue de Jurisprudence Commerciale (RJC), n° 9,
01/09/2000, pp 15-23
La prise de risques dans les décisions stratégiques,
Rostoker, Jean-Yves, Revue de Jurisprudence Commerciale (RJC), n° 9,
01/09/2000, pp 24-29
Les fautes de gestion des dirigeants des banques,
Duramé, Jean ; Tourin, Jean, Revue de Jurisprudence Commerciale (RJC),
n° 9, 01/09/2000, pp 70-80
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