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ASSURANCE MONOLIGNE


 

 

  

 

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REHAUSSEMENT DE CREDIT  TITRISATION  CRISE DES SUBPRIMES ET CRISE DES MARCHES FINANCIERS  AGENCES DE NOTATION FINANCIERE

  La météo financière provoque le dérèglement climatique sur les marchés financiers

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L'industrie de l'assurance monoligne  (monoline insurance )  s'est développée aux Etats Unis  après la faillite d'Orange County et adresse ses services aux marchés financiers obligataires.

L'objectif était de fournir un rehaussement de crédit pour offrir aux émetteurs et aux investisseurs une garantie de sécurité et de liquidité.

Les assureurs monolignes affirmaient une capacité d'analyse de crédit permettant l'utilisation de critères d'underwriting à perte zéro pour les opérations assurées. Il ne s'agit donc pas d'une mutualisation des risques fondée sur des analyses statistiques relevant des techniques d'assurance traditionnelles, et sur la perception de primes  avec la constitution de réserves,  mais d'un service financier d'étude et de contrôle du risque avec une situation financière fondée sur les honoraires perçus.

Les assureurs de garantie financière  affirment un examen et une analyse du risque se situant très au delà de ceux effectués par les agences de notation se traduisant par un engagement financier de payer les échéances d'intérêt et de capital aux échéances prévues si l'émetteur n'est pas en mesure de le faire.

Les assureurs de garantie financière affirmaient suivre les obligations qui font l'objet de l'assurance de façon à détecter et porter remède aux problèmes avant qu'ils arrivent. Ils prétendaient garantir qu'il n'y aurait pas de réalisation des risques

Les trois principaux assureurs monolignes sont MBIA, AMBAC et FSA. Les autres opérateurs  sont en particulier FGIC, XL Capital. 

Ils "assurent" 2400 Mds$ de dettes municipales et plus de 2000 Mds$ de produits titrisés et ils assurent 2.400 milliards de dettes municipales.

Les rehausseurs de crédit bénéficiaient de la part des agences de notation d'une notation AAA. Les rehausseurs de crédit ont utilisé leur notation pour offrir aux émetteurs de titrisation des abaissements de coût des émissions de leurs obligations.

Les dettes obligataires municipales étaient qualifiées de dettes plutôt sûres alors que les produits titrisés étaient considérés comme risqués.

Dans les produits titrisés on compte des produits structurés comme les CDO (collaterized debt obligations)

Lorsque les défaillances se sont amplifiées , les risques, contrairement aux affirmations des assurances monolignes, se sont concrétisés. Il est devenu évident que les assureurs monolignes n'avaient pas les fonds propres adéquats. Tous les rehausseurs ont perdu leur note triple A, leur notation étant dégradée par les agences de notation.

La dégradation de la note du garant a pour effet d'une part d'augmenter le risque de contrepartie de l'investisseur vis à vis de l'assureur  monoligne et d'autre part de dégrader les parts dans lesquelles il a investi et qui faisaient l'objet du rehaussement.

La dégradation des notes des rehausseurs de crédit entraine ainsi la nécessité de déprécier les actifs concernés par les "rehaussements de crédit". Les banques sont ainsi obligées de déprécier des actifs dans leur bilan pour tenir compte de la disparition de la garantie.

La dégradation des notes traduit le fait que les  garants n'avaient pas les moyens financiers de faire face à leurs garanties qui  n'avaient aucune valeur. Les notes accordées par les agences de notation reposaient sur une analyse totalement fausse.

L'abaissement des notes des rehausseurs de crédit se traduit quasi-mécaniquement par une dégradation des notes des titres "assurés". par les rehausseurs de crédit. Ceci implique une perte de valeur des titres et un impact sur le crédit des émetteurs des titres qui peuvent se voir privés d'accès au marché.

Les banques les plus touchées par l'effet de la dégradation de la notation des rehausseurs de crédit sont Citigroup, Merril Lynch et UBS, mais le mouvement est général.

La démonstration de l'absence de protection fournit par les assureurs monoligne a été un élément fondamental de la crise financière. Elle a montré l'absence de fiabilité de la valorisation des actifs financiers fondée sur une garantie sans valeur en cas de difficultés. Se qualifiant de "zero risk insurance" , ils étaient une assurance qui n'offrait aucune protection en cas de sinistre. 


Les opérations des assureurs monolignes ne relèvent pas de l'assurance : ce ne sont pas des opérations d'assurance car le principe de mutualisation du risque ne trouve pas à s'appliquer.


FINANCEMENT DES COLLECTIVITES LOCALES ET REHAUSSEMENT DE CREDIT


Monolines, Rating Agencies & Racketeering???

 

 

 


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