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CAPITALISME FINANCIER


 

 

  

 

L'ère des financiers

 

Le capitalisme financier

A la fin des Trente Glorieuses les finances publiques sont exsangues, les états n'ont plus les moyens de leur politique, l'entreprise industrielle est en crise, le système monétaire est en crise,  l'ère des managers touche à sa fin face au mouvement de "corporate governance".  Sur le plan macro-économique comme sur le plan micro-économique la période va être globalement marquée par le développement de la dette , publique et privée.

Dans un contexte de surchauffe inflationniste, le choc pétrolier amplifie la hausse des prix dans les pays importateurs et ponctionne par l'augmentation des factures pétrolières un prélèvement estimé à 1,5% du PIB.  Il va en résulter une sévère récession.

En 1974 les économies occidentales doivent faire face au  premier choc pétrolier, l'énergie est devenue chère. Les petrodollars s'accumulent et un océan de liquidités se constitue.

Les banques vont monter des opérations de crédit, eurocrédits et eurodollars, en se groupant en syndicats pour diviser le risque : c'est le développement des crédits syndiqués. Les banques des pays exportateurs d'hydrocarbures et celles des pays occidentaux constituent des banques consortiales, en particulier à Londres et Paris.

En janvier 1974 la France sort du "serpent monétaire européen". Le choc pétrolier plonge la France dans une dépression dont elle ne commencera à se relever qu'en 1976

Les entreprises publiques  françaises vont se financer de même par des eurocrédits ou des euroémissions, comme les entreprises privées.

De 1976 à 1979 les pays industrialisés vont rechercher en vain une reprise économique.  Ils connaissent ce qui va être appelé la "stagflation", marquée par un arrêt de la croissance et un ralentissement économique, une poussée du chômage et une persistance de l'inflation.

Le prix du pétrole se stabilise à partir de 1977. Les excédents pétroliers se recyclent dans les pays industriels. Les prêts aux PVD vont financer l'activité des entreprises occidentales : constructions d'infrastructures, projets industriels, etc. C'est l'époque des transferts de technologie, des consortiums, etc. Les techniques de financements de projets font leur apparition. Les prêts aux PVD permettent le montage des financements en crédit acheteur, assurant le paiement des entreprises occidentales, alors que les techniques de financement sans recours permet aux entreprises qui sont les promoteurs de ces projets non seulement de ne pas s'exposer aux pertes, mais aussi de ne pas refléter l'endettement dans leurs comptes. Cependant l'expansion économique est handicapée par le désordre monétaire et par l'instabilité des marchés de matières premières.

En 1979 survient le deuxième choc pétrolier provoqué par la révolution iranienne, avec le renversement de la monarchie iranienne et l'arrivée au pouvoir de l'imam Khomeiny. La chute de la production iranienne entraine une raréfaction du pétrole disponible.

La nouvelle crise économique est d'autant plus grave qu'elle se double d'une politique financière restrictive. Elle affecte aussi les économies socialistes qui entrent dans une période de marasme économique irréversible qui causera leur fin.

Le nouveau choc pétrolier déséquilibre la balance commerciale de la France qui importe les trois quarts de son énergie. La production industrielle chute de 10% en 1975. La France entre dans la crise en cumulant l'inflation et le chômage. De 1976 à 1981 Raymond Barre  va conduire une politique libérale de lutte contre la crise, avec le "plan Barre" qui privilégie la lutte contre l'inflation, bloque les prix et les tarifs publics, met en place un encadrement du crédit. Les entreprises qui ne subsistaient grâce à l'aide publique, qualifiées de "canard boiteux" sont abandonnées à leur sort, les autres sont affranchies des contrôle (contrôle des prix, encadrement du crédit,etc. ) . L'épargne est encouragée à se diriger vers l'investissement industriel. La crise se solde par un rapide accroissement du chômage qui tend vers le cap des deux millions à la veille des élections présidentielles de 1981. Ce chômage pèsera sur le vote des électeurs.

Le Royaume Uni bénéficie des gisements d'hydrocarbures en Mer du Nord, mis en exploitation à la fin des années 70.

Les années 1980 voient l'émergence des quatre pays ateliers d'Asie que sont la Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong et Singapour.  Les états occidentaux achètent une part croissante de leurs biens manufacturés à ces pays où par ailleurs les grandes firmes occidentales implantent des unités de production.  C'est en particulier le cas pour le textile, les vêtements, le petit appareillage électrique ou électronique. La Corée du Sud vend des navires , des produits sidérurgiques et des usines complètes.

La révolution technologique transforme le travail. Elle exige souvent des qualifications plus poussées, évoluant en fonction des progrès techniques modifiant les processus de fabrication. Elle provoque un mouvement de "désindustrialisation", l'emploi industriel amenant un recul de l'emploi industriel. De nombreux postes de travail qui étaient occupés par des ouvriers, sont automatisés avec des machines commandées par ordinateurs.  La désindustrialisation est particulièrement grave en Grande Bretagne, où s'effondrent en particulier la sidérurgie et l'automobile.

Le secteur tertiaire devient de plus en plus important dans les économies occidentales. La première évolution et la plus marquée se situe aux Etats Unis, la Grande Bretagne comme la France suivent le sillage de l'économie américaine. Le Japon et l'Allemagne conserve une compétitivité industrielle et commerciale.

L'emploi total est augmenté du fait de l'accroissement des activités de services, qui rassemblent désormais la moitié et parfois jusqu'à deux tiers des actifs dans les pays développés. Les emplois agricoles poursuivent leur reflux.

A partir des années 1980 les Etats Unis  avec Ronald Reagan mettent en place une politique de libéralisation et de dérégulation,  accompagnée d'un retour du pétrole à un niveau faible de prix. 

Une révolution fiscale est lancée  aux Etats Unis en 1982, avec une réduction des impôts sur les plus values à long terme et sur les bénéfices des sociétés. Les règles comptables sont modifiées pour favoriser la rotation du capital immobilisés. 

Margaret Thatcher, devenue Premier Ministre en 1979,  adopte une politique de privatisation et de dérégulation en Grande Bretagne.

A partir de l'été 1982 l'inflation recule aux Etats Unis mais la récession dans un premier temps s'étend. Elle touche pendant l'été 1982 les industriels sidérurgiques, les machines-outils, la chimie, les textiles, l'industrie pétrolière et l'industrie touristique. Le nombre de chômeurs atteint presque 10%. Fin 1982 , craignant un échec de sa politique, renonce à l'un de ses dogmes et décide une augmentation des impôts pour faire face au déficit. A partir de 1983 des signes de redressement se manifestent aux Etats Unis : la production reprend, le chômage baisse alors que l'inflation est contenue par des taux d'intérêt élevés qui entrainent un dollar fort.

A partir de 1982-1983 l'OPEP enregistre une diminution de ses recettes globales, ce qui a pour effet de réduire ou même de supprimer le recyclage des pétrodollars qui alimentait de crédit international.

Le retour à l'orthodoxie libérale attire aux Etats Unis une part très importante des capitaux disponibles dans le monde en faisant considérablement monter le cours du dollar : celui ci s'échange à 8 francs en aout 1983 contre 3,98 francs en octobre 1979. Les importations libellées en dollars, qui constituent alors deux tiers du total mondial, renchérissent. Comme le crédit international devient rare et cher, les pays déficitaires voient leur activité économique amputée par la diminution de leurs achats.  Les pays du Tiers Monde, qui s'étaient beaucoup endettés dans les années 1970 au moment du crédit facile et qui ne peuvent refinancer leurs prêts entrent dans une crise financière majeure. Dès l'été 1982 le Mexique, l'Argentine, la Pologne puis le Brésil se déclarent en cessation de paiements.

L'échec de la grande grève des mineurs en 1984-1985 poncture les "belles années" de Mme Thatcher entre 1983 et 1988. Le secteur public britannique est réduit de plus d'un tiers, avec les privatisations  en particulier du gaz, téléphone, distribution des eaux, transports aériens et de la sidérurgie.  Le néo-libéralisme thatchérien se traduit par une augmentation de la productivité industrielle, une chute de l'inflation entre 1982 et 1987, une diminution du chômage entre 1986 et 1990. Cependant les disparités sociales et régionales s'amplifient. Les profiteurs sont les yuppies de la City alors que les vieux "pays noirs" sont les laissés pour compte de la restructuration industrielle. Elles se traduiront par de grandes flambées de violence.

Pendant ce temps la France après mai 1981 va à contre-courant procéder aux nationalisations en octobre 1981, puis se figer dans le "ni-ni" . L'échec économique   conduisent le gouvernement en 1983-1984 à un ralliement aux principes du libéralisme économique. Dès 1985 la France copiera la politique de privatisations anglaise. La loi de 1984 va libéraliser les marchés financiers en France. Le MATIF est créé en 1985. En France 1986 marque le développement du "capital sans capital".    La victoire de la droite aux élections législatives amplifie le changement de cap.  En 1987 est créé le MONEP.

Vers 1985 l'inflation salariale est éradiquée dans les pays développés. En 1986 le marché du baril plonge et une nouvelle ère de pétrole à bas prix commence.

La libéralisation et la déréglementation, permettant la désintermédiation, étaient destinées à favoriser  le financement par les marchés financiers en surliquidité. Les Etats Unis financent leur déficit grâce aux dépôts et achats des Bons du Trésor par les détenteurs de liquidités.

La mondialisation fait que les productions et les consommations ne sont plus liées à l'échelle nationale, l'équilibre production/consommation n'est plus réalisé au niveau de l'Etat.

L'institution monétaire devient un phénomène de plus en plus autonome, comme les marchés financiers globalisés.

Dans l'économie globalisée, avec des marchés décloisonnés et mondiaux, et une situation de surliquidité le pouvoir passe aux banques. Les financiers pensent maitriser l'économie.

Pendant les trois premiers quarts du XXème siècle les grandes entreprises avaient cherché à regrouper le maximum de spécialisations, de multiplier  les produits et les services . Il s'agissait d'assurer au groupe une stabilité par la diversification et ainsi de protéger l'entreprise globale des aléas. Les multinationales étaient devenus des conglomérats, utilisation dans divers domaines les capacités de gestion des managers, la maîtrise des techniques de production , les outils informatiques centralisés et les capitaux réunis et accumulés.

Lorsque la logique de l'actionnariat financier prévaut, cette diversification se fait au niveau du portefeuille de l'actionnaire, il s'agit de placements financiers avec des techniques d'allocation d'actifs. On entre dans l'ère de démantèlement des conglomérats, avec les fonds comme KKR qui profitent de l'attitude des marchés qui pratiquent une décote de holding : l'achat d'un conglomérat pour le démanteler génère automatiquement des plus values substantielles.

Dans le même temps les liquidités sur le marché permettent de financer des opérations de rapprochement avec une "mergermania". Les opérations de fusions acquisitions qui représentaient mois de 50Mds$ en 1982 vont dépasser les 300Mds $ en 1987. Elles atteindront 3 870 Mds en 2007 (contre 3 300Mds en 2006 et 1500 Mds sur les dix dernières années).

C'est le temps des OPA's géantes à Wall Street et l'ère des chevaliers blancs, des chevaliers noirs, des pilules empoisonnées et des parachutes dorés.

La  faiblesse des cours du pétrole va permettre le développement du transport aérien et du transport maritime nécessaires pour les délocalisations.  La politique laxiste de crédit va permettre de faire passer grâce à l'effet de richesse les conséquences des délocalisations. L'industrie du bâtiment, l'hôtellerie et la restauration et l'industrie financière sont des sources importantes d'emplois et de profits.

La politique laxiste de crédit immobiliers amène l'Etat fédéral américain à faire face à la faillite des Savings & Loans de 1986 à 1996. La crise de ces établissements de crédit immobilier a été due à une politique laxiste de crédit avec un resserrement des marges des caisses d'épargne lorsque pour contrer les pressions inflationnistes la Fed a resserré son contrôle sur la masse monétaire.

Une alerte se produit  sur les marchés boursiers en 1987. Le 16 octobre 1987 est un vendredi noir, Wall Street s'effondre avec une baisse de 27% en une seule journée, suivi  le 19 octobre 1987 par Paris et par les bourses mondiales.

L'ère Greenspan a commencé en août 1987.

Les technologies de l'information se développent. C'est l'Apple II et les tableurs qui font sortir l'informatique des salles d'informatique. Le PC apparait en 1987. Les ordinateurs permettent de développer les techniques de marché, et en particulier les techniques d'arbitrage. C'est le développement des salles de marché. La modélisation des marchés est lancée avec l'utilisation de force mathématiciens, actuaires et informaticiens.

En 1988 le dogme du ni-ni mène  en France aux techniques financières du capital canada dry avec en particulier les TSDI et autres formes qualifiées de "quasi-fonds propres".

A la fin des années 1980 la crise aux Etats Unis est terminée. A la fin de la présidence Reagan l'inflation est maitrisée, le chômage est ramené de 9,5% à 5,4% de la population active. Ces résultats ont été atteints au prix du développement d'une dette colossale. Pour équilibrer les finances américaines, les Etats Unis ont fait appel à l'étranger. Les Japonais placent aux Etats Unis leurs excédent d'épargne de 100 milliards de dollars.

Le succès apparent de la présidence  de Ronald Reagan fait que lors des élections présidentielles de novembre 1988 les américains élisent George Bush, présenté comme son successeur.

Aux Etats Unis la folie de l'endettement a  repris , avec des LBO aux effets de levier de plus en plus forts. Les junk bonds  se sont  développés.

Si jusqu'en 1990 les Etats Unis auront eu connu une période de prospérité , la récession se produit en 1991. Les marchés sont déstabilisés. Les entreprises qui s'étaient dopées aux junk bonds ne peuvent honorer leurs échéances. Les faillites de répandent en série.

La crise s'installe au Japon à partir de 1990. En 1991 la France connait une grave crise immobilière , du en particulier à l'éclatement de la bulle immobilière concernant le marché des bureaux, provoqué par la financiarisation du marché immobilier. Les banques procèdent à des "lissages de provision".

C'est le développement de l'ingénierie financière, et le développement du "Nouveau Capital" avec les financements structurés. C'est aussi le développement  de la gestion de bilan et de la créativité comptable.

Pour monter des projets d'équipements collectifs les banques montent des projets financés sans fonds publics , qui vont reposer sur des montages à endettement excessifs, fondés sur des prévisions utopiques où le remboursement des dettes sera en large partie assurée par l'épargne des petits particuliers, d'abord alléchés et ensuite soumis au chantage pour qu'ils remettent en augmentation de capital des apports destinés au remboursement des créanciers. C'est le cas d'Eurodisney et d'Eurotunnel, avec des restructurations fondées sur des montages de titrisation avec rehaussement de crédit.

Le 17 septembre 1992, "Mercredi Noir", la livre sterling est dévaluées sous la pression des spéculateurs et en particulier de Georges Soros. Le gouvernement anglais met la livre sterling en congé temporaire du Système monétaire européen. La lire italienne doit aussi sortir du SMA.

La crise du SME résulte du "non" danois" au traité de Maastricht en juin  1992 et de l'étroite victoire du "oui" en France en septembre 1992

En novembre 1992 Bill Clinton est élu président, avec Albert Gore comme vice-président. La défaite du président sortant, George Bush, est due à la désaffection à son égard de la classe moyenne américaine, très touchée par le marasme économique.

Le 8 décembre 1994 est marqué par la faillite d'Orange County.  Les Etats Unis connaissent une poussée inflationniste en 1994.

La Barings sombre en 1995, par suite des spéculations d'un "trader fou" sur les marchés asiatiques.

En avril 1995 le dollar est à son plancher. Le Mexique est en crise.  Le Japon rechute après avoir connu un début de redressement.

Avec l'introduction en bourse de  Netscape et de Yahoo, la bulle internet commence à se gonfler. La bulle internet va doper l'économie américaine. C'est le développement de la "nouvelle économie". En 1996 Alan Greenspan évoque "l'exubérance irrationnelle des bourses.

Le 2 juillet 1996 est adoptée en France la Loi de Modernisation des Activités Financières.

En 1997 France Telecom est transformé en société anonyme,

La crise asiatique de 1997 ébranle les marchés de capitaux  et crée une crise de la finance mondiale.  Il s'agit d'une crise due à ce qui a été qualifié les "capitaux hirondelles", capitaux d'investisseurs opportunistes qui s'abattent d'un seul coup sur les pays émergents et en repartent aussi vite.

Le fonds LTCM tombe en faillite en septembre 1998.  Les investisseurs perdent 3,6Mds$ et la faillite du fonds cause 100Mds$ de pertes.  La croissance américaine s'accélère à la fin 1998.

La crise de la Russie, due à des raisons budgétaires,  et du Brésil en 1998 et 1999 démontre l'instabilité des marchés internationaux.  Mi 1999 la BCE baisse ses taux.

La crise  de l'Argentine intervient pendant  pendant l'été 2001. En septembre 2001 France Telecom apparait au bord de la faillite. Le 2 décembre 2001 Enron se place sous la protection du Chapter 11.  4.000 Mds$ de capitalisation boursière vont disparaitre dans les huit mois qui suivent la faillite. Les poursuites judiciaires concerneront le cabinet d'audit Arthur Andersen, Citigroup, JP Morgan, Merril Lynch, Deutsche Bank et la Barclays

La conjoncture se dégrade avec un ralentissement de l'activité économique aux Etats Unis à partir de l'été 2000. L'éclatement de la bulle internet fait disparaitre 6.000 Mds$ de capitalisation boursière. Le choc du 11 septembre 2001 va être le troisième facteur d' une crise de la bourse américaine en 2001, démontrant les tares des marchés américains.

En 2001-2002 Alan Greenspan maintient les taux à 1%. Les conséquences économiques sont effacées aux Etats Unis par une explosion de crédit, une politique budgétaire fédérale laxiste et la constitution d'une bulle immobilière résidentielle. Les retraites américaines sont en bourse. Le marché immobilier devient un marché spéculatif. Les deux marchés doivent sans cesse augmenter. Le président de la banque centrale américaine qui avait dénoncé l'exubérance irrationnelle des marchés en 1996 devient le principal auteur de leur croissance.

Les scandales financiers qui ont démontré le dysfonctionnement des marchés financiers américains sont occultés par des sanctions rapides et le passage de la loi Sarbannes Oxley. En fait les marchés boursiers ne servent qu'à valoriser artificiellement les sociétés cotées, les marchés boursiers ne jouent plus de rôle important pour la levée des capitaux. La stratégie de contournement des régulations est mise en place. Le Glass Stegal Act a été abrogé implicitement en 1999, les produits dérivés échappent à toute régulation en 2000.

Entre 2001 et 2003  la Fed va passer brutalement d'une politique de réfrènement de la surchauffe à une politique de prévention de la déflation. Le taux d'intervention de la Réserve fédérale américaine va passer de 6,5% en mai 2000 à 1% en juin 2003. Les baisses de taux de la banque centrale permettent une opération de substitution de dettes. Elles permettent aux entreprises endettées de remplacer leurs anciens emprunts par des emprunts sur les marchés des obligations à risques.

Une crise frappe la Turquie en 2002. Le 2 juillet 2002 Messier démissionne de Vivendi. Le 12 septembre 2002 Michel Bon démissionne de France Telecom. En octobre 2002 Alcatel cote 3€

Le 27 décembre 2003 avec la faillite de Parmalat éclate un nouveau scandale éclaboussant les banques.

Le 18 octobre 2004 le pétrole est à niveau record de 55$, alors que l'euro atteint aussi un record historique le 30 décembre 2004 vis à vis du dollar, cotant 1,366$.

La relance américaine profite au Japon, principal fournisseur de biens d'équipement de la sphère capitalistique asiatique qui s'équipe pour ses exportations vers les Etats Unis. Le Japon sort de la crise en 2004.

En 2005 la compagnie chinoise CNOOC tente une prise de contrôle d'UNOCAL. Un projet de cession de six ports américains à une société publique de Dubai est bloqué. Le fonds Amaranth fait faillite en septembre 2006 en jouant sur l'évolution du prix du gaz.

Février 2007 marque le début des défaillances des subprimes.

Table chronologique


Quelques chiffres

Le PIB Mondial est de 50.000 Mds$. Le PUB américain est de 11.000 Mds $, le PIB français 2.000 Mds$.

L'ensemble des dépôts bancaires mondiaux est d'environ 38.500 Mds $

La capitalisation boursière américaine était fin 2007 d'environ 10.000Mds $. Les crédits immobiliers aux Etats Unis atteignent 10.000 Mds$.

Les encours de CDS (Credit Default Swaps) sont de 65.000 Mds $ et les encours de  produits dérivés de plus de 600.000 Mds$

Les réserves de change des pays émergents sont d'environ 5.000 Mds $

Les réserves de change de la FED sont d'environ 900 Mds $

Les profits annuels des banques du monde entier ont été en 2007 d'environ 300Mds$, les bonus distribués à New York d'environ 95Mds$. Les banques d'affaires ont perçu 84 Mds $ de commissions en 2007. La structuration des CDO a généré un milliard $ pour Citigroup et Merril Lynch.

 

 

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