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DECISION(S) COMMENTEE(S): Cour de cassation, chambre commerciale, 17 juillet 2001, Jardin et a. contre Société Groupe Volkswagen France

AUTEUR(S):                                                 Kamdem , Jean-Faustin

REFERENCE:                                              La Semaine juridique, Edition entreprise, n° 13, 28 mars 2002, pp. 569-573

MOTS CLEFS:                                              Contrats commerciaux, information précontractuelle, article premier de la loi du 31 décembre 1989, portée de l’obligation, négociations, pourparlers, procédures collectives, créanciers, interdiction des poursuites, articles 47 et 48 de la loi du 25 janvier 1985 devenus les articles L 621-40 et L 621-41 du Code de commerce

La loi du 31 décembre 1989 exige que l’information précontractuelle soit fournie préalablement à la signature du contrat.

 

DECISION:               Cour de Cassation 1re civ. 7 novembre 2000

AUTEUR(S):                                                 O.Tournafond

REFERENCE:                                              Le Dalloz, n° 11, 14 mars 2002 Sommaires de  Jurisprudence pp. 930  

MOTS CLEFS:  Cession de clientèle

Si la cession de la clientèle médicale, à l’occasion de la constitution ou de cession d’un fonds libéral d’exercice de la profession, n’est pas illicite, c’est à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient. Une cour d’appel qui retient souverainement qu’en l’espèce cette liberté de choix n’est pas respectée, justifie légalement sa décision de prononcer la nullité de la cession.

 

DECISION:               Cour de Cassation 1re civ. 22 janvier 2002

AUTEUR(S):                                                 A.Lienhard

REFERENCE:                                              Le Dalloz, n° 10, 7 mars 2002, Cahier Droit des affaires Jurisprudence pp. 884  

MOTS CLEFS:  Banque     Crédit      Garantie

D'après les art. 1907 al.2 CC et L 313-2 C.Consom., le taux effectif global doit être mentionné dans tout écrit constatant un contrat de prêt. L'arrêt de la cour d'appel qui affirme que l'acte notarié à finalité professionnelle n'est pas soumis à l'obligation légale de mentionner le taux effectif global, ajoute une restriction à ces textes qu'ils ne comportent pas.

 

DECISION:               Cour de Cassation 3e civ.16 mai 2001

AUTEUR(S):                                                 J.P.Karila

REFERENCE:                                              Le Dalloz, n° 10, 7 mars 2002, Jurisprudence pp. 833

MOTS CLEFS:  Contrat d'entreprise

La préjudice futur résultant de l'impossibilité d'entretenir le réseau n'était qu'éventuel, alors que la garantie décennale couvre les conséquences futures des désordres dont la réparation a été demandée au cours de la période de garantie.

Ils tombent sous l'application de l'art. 1792 CC les vices qui dénoncés dans le délai décennal ont entraîné au cours de ce délai des désordres même s'ils ne revêtent pas les caractéristiques de gravité requises par l'art. 1792 CC ou ne revêtent lesdites caractéristiques que pour une partie des ouvrages.

 Les peintures ayant un rôle purement esthétique ne constituent pas un ouvrage ni un élément constitutif d'ouvrage ni un élément d'équipement, seule est applicable la responsabilité contractuelle de droit commun.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):                              Cour de cassation, chambre commerciale, 29 mai 2001, Société Bail Equipement contre Société Ateliers de Nissan

AUTEUR(S):                                                                       Leveneur , Laurent

REFERENCE:                                                                     La Semaine Juridique, Edition entreprise, n° 50, 13 décembre 2001, pp. 2006-2007

MOTS CLEFS:                                                   Contrats commerciaux, contrat d’entreprise, clause de réserve de propriété, action du fabricant en revendication du solde du prix des matériels

Le bien remis en exécution d’un contrat d’entreprise peut être l’objet d’une propriété réservée. L’action en paiement du solde du prix des matériels remis par la société donneur d’ordres à la société de crédit-bail, en violation de la propriété réservée de la société fabricante n’est pas soumise aux dispositions de la loi du 25 janvier 1985, même si la société crédit-bailleur a, elle-même, remis ces biens à une société en procédure collective.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):             Cour de cassation, chambre commerciale, 6 mars 2001, SA Elicis contre Mme Riffier et a.

AUTEUR(S):                                                 Diloy , Christel

REFERENCE:                                              La Semaine juridique, Edition entreprise, n° 46, 15 novembre 2001, pp.1818-1821

MOTS CLEFS:                                              Agents commerciaux, courtiers, qualification, contrat d'agence commerciale, mandat d'intérêt commun, activité de courtage, preuve

Après avoir relevé que la société intervenait pour mettre les sociétés en contact avec des acheteurs potentiels, la cour d'appel retient, par une décision motivée, que les factures, relevés de chiffre d'affaires, courriers et attestations versés aux débats sont de nature à établir non l'existence d'un mandat, en l'absence notamment de production de toutes prises d'ordres ou de commandes ou de conclusion de contrats au nom et pour le compte des deux sociétés, mais celle d'opérations de courtage. Est donc écartée l'existence d'un contrat d'agence commerciale ou d'un mandat d'intérêt commun pour retenir l'existence d'un courtage.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):             Cour d'appel de Douai, 2ème chambre, 15 mars 2001, SA Auchan contre SA PBC

AUTEUR(S):                                                             Pédamon , Michel

REFERENCE:                                                          La Semaine juridique, Edition entreprise, n° 47, 22 novembre 2001, pp.1861-1866

MOTS CLEFS:                                                          Concurrence, contrat, rupture, rupture brutale d'une relation commerciale établie, article L 442-6 du Code de commerce, indemnisation

La rupture des relations commerciales entre deux sociétés, l'une fournisseur d'un système informatique et l'autre entreprise de la grande distribution, a été brutale dès lors qu'aucun préavis écrit n'a été donné et que le fournisseur fut évincé sans explication.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):            Conseil d'Etat, 28 juillet 2000, Sté Charvet

AUTEUR:                                         Tournafond , Bérénice

REFERENCE:                               Dalloz, Cahier Droit des affaires, n° 34, 4 octobre 2001, pp.2817 - 2819

MOTS CLEFS:                                 Contrats de concession, engagements de non - concurrence et de présentation de clientèle, traitement fiscal

Seuls les droits constituant une source régulière de profits, dotés d'une pérennité suffisante et susceptibles de faire l'objet d'une cession, doivent suivre le régime fiscal des éléments incorporels de l'actif immobilisé de l'entreprise.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):            Cour de cassation, 1ère chambre civile, 6 mars 2001, Société immobilière du 207 boulevard Saint - Germain contre Société Messieurs Langlois et Cie

AUTEUR(S):                         Mestre , Jacques ; Fages , Bertrand

REFERENCE:                                  Revue trimestrielle de Droit civil (RTD civ), n° 3, juillet - septembre 2001, pp. 589 - 590

MOTS CLEFS:                                  Mandat, résiliation, indemnité

La première chambre civile qualifie l'indemnité de rupture d'un contrat de mandat de prix de la faculté de résiliation unilatérale.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):            Cour de Cassation, chambre commerciale, 27 mars 2001, SA Société financière immobilière (SFI) contre SA Crédit industriel et commercial (CIC) de Paris.

AUTEUR(S):                                                Storck , Jean - Patrice

REFERENCE:                                           La Semaine Juridique, Edition entreprise, n° 42, 18 octobre 2001, pp. 1677 - 1679

MOTS CLEFS:                                             Sociétés en participation, article 1134 du Code civil, article L 221 - 4 du Code de commerce.

Conformément à la solution classique, la Cour de Cassation rappelle qu'un pool bancaire peut être assimilé à une société en participation. Il n'en demeure pas moins que la société en participation est un contrat, avec toutes les conséquences qui en découlent. Ainsi, le chef de file, sauf disposition conventionnelle contraire, ne peut, sans excéder ses pouvoirs, consentir, sans leur accord, un abandon de créance engageant les membres du pool, sauf à établir le caractère abusif de ce refus.

    

DECISION(S) COMMENTEE(S):             Cour de cassation, chambre commerciale, 9 octobre 2001, Société Miège et Piollet contre Société marseillaise de crédit

AUTEUR(S):                                                             Delpech , Xavier

REFERENCE:                                                          Le Dalloz, Cahier Droit des affaires, n°39, 8 novembre 2001, pp.3191-3192

MOTS CLEFS:                                                          Banque, crédit, garantie, compte courant, fonctionnement, inscription en compte, réciprocité

Le contrat de compte courant est caractérisé par la possibilité de remises réciproques s’incorporant dans un solde pouvant, dans la commune intention des parties, varier alternativement au profit de l’une ou de l’autre.

 

DECISION(S) COMMENTEE(S):             Cour de cassation, chambre commerciale, 10 octobre 2000, Meyzieudis Centre Leclerc contre Société Transfact

AUTEUR(S):                                                 Ammar , Daniel

REFERENCE:                                              Le Dalloz, Cahier Droit des affaires, n° 33, 27 septembre 2001, pp.2734-2737

MOTS CLEFS:                                              Affacturage

Lorsque l'affactureur bénéficie d'une obligation subsidiaire de garantie contre le défaut de recouvrement de la créance cédée auprès du débiteur, le recours dont il dispose envers le créancier subrogeant en vertu du contrat d'affacturage, et dont l'exercice est garanti par le blocage partiel des fonds qu'il lui verse, ne peut avoir pour effet d'éteindre l'obligation principale dont il est l'accessoire. En conséquence, le débiteur cédé ne peut, pour ce motif, opposer à l'affactureur un défaut d'intérêt à agir pour extinction de sa créance.

            

             

 

 

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