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 REPERTOIRE LEGISLATIF I 

 CODE DU CINEMA ET DE L'IMAGE ANIMEE

 

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Code du cinéma et de l'image animée

Partie législative

Livre Ier : Organisation administrative

Titre Ier : Centre national du cinéma et de l'image animée

Chapitre Ier : Statut et missions

Article L111-1

Le Centre national du cinéma et de l'image animée, dénommé CNC, est un établissement public

administratif placé sous la tutelle du ministre chargé de la culture. Il exerce, dans les domaines du

cinéma et des autres arts et industries de l'image animée, notamment ceux de l'audiovisuel, de la

vidéo et du multimédia, dont le jeu vidéo, les missions prévues par l'article L. 111-2.

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée dispose, sous l'autorité directe du

ministre chargé de la culture, des prérogatives prévues à l'article L. 111-3 pour l'élaboration et la

mise en oeuvre de la politique de l'Etat dans les domaines mentionnés à l'alinéa précédent. Il dispose

à cette fin des agents et des moyens de l'établissement.

Article L111-2

Le Centre national du cinéma et de l'image animée a pour missions :

1° D'observer l'évolution des professions et activités du cinéma et des autres arts et industries de

l'image animée, leur environnement technique, juridique, économique et social ainsi que les

conditions de formation et d'accès aux métiers concernés. A ce titre :

a) Il recueille toutes informations utiles, notamment commerciales et financières, et diffuse une

information économique et statistique, dans le respect des législations relatives à la protection des

données personnelles et au secret en matière commerciale et industrielle ;

b) Il organise des concertations avec les représentants des secteurs professionnels intéressés sur les

sujets entrant dans le cadre de ses missions ;

  

2° De contribuer, dans l'intérêt général, au financement et au développement du cinéma et des

autres arts et industries de l'image animée et d'en faciliter l'adaptation à l'évolution des marchés et

des technologies. A cette fin, il soutient, notamment par l'attribution d'aides financières :

a) La création, la production, la distribution, la diffusion et la promotion des oeuvres

cinématographiques et audiovisuelles et des oeuvres multimédia, ainsi que la diversité des formes

d'expression et de diffusion cinématographique, audiovisuelle et multimédia et la formation

professionnelle ; dans ce cadre il s'assure, notamment en ce qui concerne l'emploi dans le secteur de

la production, du respect par les bénéficiaires des aides de leurs obligations sociales ;

b) La création et la modernisation des établissements de spectacles cinématographiques, ainsi que

l'adaptation des industries techniques aux évolutions technologiques et l'innovation technologique

dans le domaine du cinéma et des autres arts et industries de l'image animée ;

c) Les actions en faveur de l'éducation à l'image et de la diffusion culturelle par l'image animée ;

d) Les actions à destination des professions et activités du cinéma et des autres arts et industries de

l'image animée, ainsi que celles susceptibles de favoriser la promotion et le développement du

cinéma et des autres arts et industries de l'image animée en France et à l'étranger ;

e) La création et la production cinématographique, audiovisuelle et multimédia dans les pays en

développement, notamment par la mise en place d'actions et de programmes de coopération et

d'échanges ;

3° De contrôler les recettes d'exploitation des oeuvres et documents cinématographiques ou

audiovisuels réalisées par les exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques et par

les éditeurs de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public ;

4° De tenir les registres du cinéma et de l'audiovisuel et, dans ce cadre, de centraliser et

communiquer aux titulaires de droits tous renseignements relatifs aux recettes d'exploitation des

oeuvres cinématographiques et audiovisuelles ;

5° De collecter, conserver, restaurer et valoriser le patrimoine cinématographique. A ce titre, il

exerce notamment les missions relatives au dépôt légal qui lui sont confiées par le titre III du livre

Ier du code du patrimoine ; il reçoit en dépôt les documents cinématographiques et les biens

culturels se rapportant à la cinématographie qui lui sont confiés et procède, en propre ou pour le

compte de l'Etat, à des acquisitions destinées à enrichir les collections dont il a la garde ;

  

6° De participer à la lutte contre la contrefaçon des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles et

des oeuvres multimédia.

En outre, le Centre national du cinéma et de l'image animée peut, dans le cadre de conventions

conclues avec l'Etat, les établissements publics de l'Etat et avec toute association et organisme

soumis au contrôle de la Cour des comptes, assurer la centralisation de tout ou partie des crédits

ouverts à leurs budgets, consacrés à la création, à la production et à la diffusion d'oeuvres

cinématographiques et audiovisuelles et d'oeuvres multimédia.

Article L111-3

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée dispose en propre, au nom de l'Etat,

des prérogatives suivantes : 1° Il étudie et participe à l'élaboration des projets de textes législatifs et

règlementaires relatifs au cinéma et aux autres arts et industries de l'image animée ; 2° Il fixe,

lorsque ceux-ci le prévoient, les modalités réglementaires d'application des textes relatifs au cinéma

et autres arts et industries de l'image animée ; 3° Il propose toute mesure susceptible de contribuer

au développement et à la modernisation des secteurs concernés ; 4° Il participe à la préparation de la

réglementation et au suivi des négociations professionnelles relatives aux obligations de production

et de diffusion des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles auxquelles sont soumis les éditeurs

de services de médias audiovisuels et, plus généralement, à toute question concernant la diffusion

audiovisuelle, à la propriété littéraire et artistique et au régime social et fiscal des professions et

activités du cinéma et des autres arts et industries de l'image animée ; 5° Il participe à la négociation

des accords internationaux relatifs aux coproductions et aux échanges dans les domaines du cinéma

et des autres arts et industries de l'image animée et est associé à la préparation de la position

française dans les négociations internationales intéressant ces domaines ; 6° Il délivre l'autorisation

préalable à l'exercice de l'activité d'exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques,

conformément aux articles L. 212-2 à L. 212-5 ; 7° Il homologue les établissements de spectacles

cinématographiques, conformément aux articles L. 212-14 à L. 212-17 ; 8° Il enregistre la

déclaration des exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques relative au

déplacement de séances de spectacles cinématographiques prévue par l'article L. 212-18 ; 9° Il

délivre l'agrément préalable à la constitution des groupements et ententes de programmation

cinématographique et homologue les engagements de programmation, conformément aux articles L.

212-19 à L. 212-26 ; 10° Il délivre l'agrément préalable à la mise en place des formules d'accès au

cinéma donnant droit à des entrées multiples, conformément aux articles L. 212-27 à L. 212-31 ;

11° Il accorde l'autorisation relative à l'organisation de séances de spectacles cinématographiques en

plein air, conformément à l'article L. 214-6 ; 12° Il enregistre la déclaration des éditeurs de

vidéogrammes prévue par l'article L. 221-1 ; 13° Il délivre les agréments prévus aux articles 220 F,

220 X, 220 Z bis, 220 sexies, 220 terdecies et 220 quaterdecies du code général des impôts ainsi

que l'agrément prévu à l'article 238 bis HF du même code ; 14° Il habilite ou commissionne les

agents du Centre national du cinéma et de l'image animée mentionnés aux articles L. 115-16 et L.

411-1 et désigne ceux compétents pour l'application des articles L. 331-2 et L. 331-24 du code de la

propriété intellectuelle ; 15° Il exerce les actions en justice au nom de l'Etat.

Chapitre II : Organisation et fonctionnement

Article L112-1

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée est nommé par décret du Président

  

de la République. Il peut être mis fin à ses fonctions dans les mêmes conditions. Il préside le conseil

d'administration et dirige l'établissement.

Outre son président, le conseil d'administration de l'établissement public est composé :

1° Pour la majorité de ses membres, de représentants de l'Etat ;

2° De membres du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des comptes ;

3° De représentants du personnel de l'établissement élus pour trois ans dans des conditions fixées

par voie réglementaire.

Article L112-2

Le conseil d'administration règle par ses délibérations les affaires de l'établissement.A cet effet,

notamment, il délibère sur les conditions générales d'attribution des soutiens financiers et approuve

le budget.A l'initiative du président, les orientations stratégiques et budgétaires font l'objet d'une

concertation régulière avec les différents secteurs professionnels intéressés.

Les attributions du président, notamment en matière de décisions individuelles d'attribution des

aides financières, ainsi que la composition, les modalités de nomination des membres mentionnés

aux 1° et 2° de l'article L. 112-1, les modalités de fonctionnement et les attributions du conseil

d'administration sont précisées par décret en Conseil d'Etat.

Chapitre III : Recrutement et statut des agents contractuels

Article L113-1

Pour l'exercice de ses missions, le Centre national du cinéma et de l'image animée peut recruter des

agents non titulaires sur des contrats à durée indéterminée dans des conditions fixées par décret en

Conseil d'Etat.

Restent régis par les stipulations de leurs contrats les agents contractuels du Centre national de la

cinématographie en fonction à la date de publication de la loi n° 2007-148 du 2 février 2007 de

modernisation de la fonction publique et qui ont été recrutés sur des contrats à durée indéterminée.

Chapitre IV : Dispositions financières et comptables

Article L114-1

Les ressources du Centre national du cinéma et de l'image animée comprennent notamment : 1° Les

ressources provenant des taxes, prélèvements et autres produits qu'il perçoit ou qui lui sont affectés

en application des dispositions du présent livre (1) ; 2° Le produit des cotisations professionnelles

établies à son profit en application des dispositions du présent livre ; 3° Une part des émoluments

versés au conservateur des registres du cinéma et de l'audiovisuel en application de l'article L. 125-2

; 4° Le produit du droit perçu lors de la délivrance du visa d'exploitation cinématographique prévu à

  

l'article L. 211-1 ; 5° Le produit du droit perçu lors de la délivrance de l'autorisation prévue à

l'article L. 212-2 ; 6° Le produit des sanctions pécuniaires prononcées en application des articles L.

422-1 et L. 422-2 ; 7° Les remboursements des prêts et avances accordés en application du 2° de

l'article L. 111-2 ; 8° Les crédits ordonnancés conformément au dernier alinéa de l'article L. 111-2 ;

9° Les subventions de l'Etat ou des collectivités territoriales.

Chapitre VI : Taxes, prélèvements et autres produits affectés au

Centre national du cinéma et de l'image animée

Article L116-1

Est affecté au Centre national du cinéma et de l'image animée le produit de la taxe sur les ventes et

locations de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public et sur les opérations assimilées

mentionnées à l'article 1609 sexdecies B du code général des impôts.

Article L116-2

Est affecté au Centre national du cinéma et de l'image animée le produit de la taxe spéciale

mentionnée au 2 du II de l'article 11 de la loi n° 75-1278 du 30 décembre 1975 de finances pour

1976.

Article L116-3

Est affecté au Centre national du cinéma et de l'image animée le produit du prélèvement spécial sur

la fraction des bénéfices industriels et commerciaux résultant d'opérations portant sur des oeuvres

cinématographiques ou audiovisuelles à caractère pornographique ou d'incitation à la violence

mentionné aux articles 1605 sexies et 1605 septies du code général des impôts.

Article L116-4

Est affecté au Centre national du cinéma et de l'image animée le produit du prélèvement spécial sur

la fraction des bénéfices industriels et commerciaux résultant d'opérations de vente et de location

portant sur des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles à caractère pornographique ou

d'incitation à la violence institué par l'article 1605 octies du code général des impôts.

Article L116-5

Sont affectés au Centre national du cinéma et de l'image animée :

1° Le produit du remboursement des avances sur recettes accordées avant le 1er janvier 1996 pour

la réalisation d'oeuvres cinématographiques ainsi que, le cas échéant, le produit de la redevance due

par les bénéficiaires de ces avances ;

2° Le produit du concours complémentaire des éditeurs de services de télévision déterminé par la

convention prévue aux articles 28 et 33-1 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la

liberté de communication ;

  

3° Le produit des sanctions pécuniaires prononcées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel à

l'encontre des éditeurs de services de télévision relevant des titres II et III de la loi n° 86-1067 du 30

septembre 1986 relative à la liberté de communication.

Titre II : Registres du cinéma et de l'audiovisuel

Chapitre Ier : Principes généraux

Article L121-1

Il est tenu au Centre national du cinéma et de l'image animée un registre public du cinéma et de

l'audiovisuel et un registre des options, ensemble dénommés : registres du cinéma et de

l'audiovisuel .

Les registres du cinéma et de l'audiovisuel sont destinés à assurer la publicité des actes, conventions

et jugements intervenus à l'occasion de la production, de la distribution, de la représentation et de

l'exploitation en France des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles.

Article L121-2

Au regard des articles 5 à 11 de la loi du 21 ventôse an VII et des textes qui ont modifié ou

complété ces articles, la conservation des registres du cinéma et de l'audiovisuel est assimilée à une

conservation des hypothèques en ce qui concerne le cautionnement à fournir par le préposé.

Chapitre II : Dépôt du titre et immatriculation des oeuvres

Article L122-1

Le dépôt au registre public du cinéma et de l'audiovisuel du titre provisoire ou définitif d'une oeuvre

cinématographique destinée à la représentation publique en France est obligatoire. Sauf disposition

contraire, le dépôt est facultatif pour les oeuvres audiovisuelles.

Le dépôt du titre est effectué à la requête du producteur ou de son représentant qui remet à l'appui

une copie du contrat ou une simple déclaration émanant du ou des auteurs de l'oeuvre originale dont

l'oeuvre cinématographique ou audiovisuelle a été tirée ou de leurs ayants droit, justifiant de

l'autorisation de réaliser ladite oeuvre d'après l'oeuvre originale et précisant le délai pour lequel

l'autorisation de l'exploiter est conférée. Le conservateur des registres du cinéma et de l'audiovisuel

attribue un numéro d'ordre à l'oeuvre cinématographique ou audiovisuelle dont le titre est ainsi

déposé.

Si le producteur d'une oeuvre cinématographique s'abstient d'effectuer le dépôt, il peut être mis en

demeure d'avoir à le faire par les personnes ayant qualité pour demander l'inscription d'un acte,

d'une convention ou d'un jugement énumérés à l'article L. 123-1, par lettre recommandée avec

demande d'avis de réception. Lorsque le producteur n'a pas effectué le dépôt dans le délai d'un mois

suivant la réception de la mise en demeure, il peut en être requis par les personnes précitées, le cas

  

échéant sous astreinte.

Article L122-2

Le titre d'une oeuvre littéraire peut être déposé au registre des options à la requête du producteur ou

de son représentant qui remet à l'appui une copie du contrat par lequel l'auteur de cette oeuvre ou

son ayant droit lui a accordé une option pour l'achat des droits d'adaptation et de réalisation de cette

oeuvre et qui justifie du versement des sommes dues au titre de ce contrat. Le conservateur des

registres du cinéma et de l'audiovisuel attribue un numéro d'ordre au projet d'oeuvre

cinématographique ou audiovisuelle dont le titre est ainsi déposé.

Lorsque le producteur exerce l'option mentionnée au premier alinéa, il dépose le titre de l'oeuvre

cinématographique ou audiovisuelle au registre public du cinéma et de l'audiovisuel dans les

conditions prévues à l'article L. 122-1.

Chapitre III : Inscription et publication des actes, conventions et

jugements

Article L123-1

Pour les oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles dont le titre a été préalablement déposé dans

les conditions prévues à l'article L. 122-1, doivent être inscrits au registre public du cinéma et de

l'audiovisuel, à la requête de la partie la plus diligente et sans que cette inscription puisse avoir pour

effet de conférer aucun privilège nouveau au profit de son bénéficiaire, sauf cependant ce qui est dit

aux articles L. 123-5, L. 124-1 et L. 124-2 :

1° Les cessions et apports en société du droit de propriété ou d'exploitation ainsi que les

concessions de droit d'exploitation soit d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle, soit de

l'un quelconque de ses éléments présents et à venir ;

2° Les constitutions de nantissement sur tout ou partie des droits visés à l'alinéa précédent ;

3° Les délégations et cessions, en pleine propriété ou à titre de garantie, de tout ou partie des

produits présents ou à venir d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle ;

4° Les conventions relatives à la distribution d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle ;

5° Les conventions emportant restriction dans la libre disposition de tout ou partie des éléments et

produits présents et à venir d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle ;

6° Les cessions d'antériorité, les subrogations et les radiations totales ou partielles se rapportant aux

droits ou conventions susvisées ;

7° Les décisions de justice et sentences arbitrales relatives à l'un des droits visés aux alinéas

précédents.

A défaut d'inscription au registre public du cinéma et de l'audiovisuel des actes, conventions ou

jugements susmentionnés, les droits résultant de ces actes, conventions ou jugements sont

  

inopposables aux tiers.

Article L123-2

Pour les projets dont le titre a été préalablement déposé dans les conditions prévues à l'article L.

122-2, peuvent être inscrits au registre des options, à la requête de la partie la plus diligente, et sans

que cette inscription puisse avoir pour effet de conférer aucun privilège nouveau au profit de son

bénéficiaire, sauf cependant ce qui est dit aux articles L. 123-5, L. 124-1 et L. 124-2, les actes,

conventions ou jugements relatifs à l'un des droits mentionnés à l'article L. 123-1. Le contrat

d'option mentionné à l'article L. 122-2 est inscrit pour sa durée initiale ou pour celle de son

renouvellement. Les actes, conventions ou jugements sont opposables aux tiers du seul fait de leur

inscription au registre des options.

L'inscription au registre des options d'un acte, d'une convention ou d'un jugement est reportée au

registre public du cinéma et de l'audiovisuel lorsque le producteur, après avoir exercé l'option,

dépose le titre de l'oeuvre cinématographique ou audiovisuelle dans les conditions prévues à l'article

L. 122-1.L'inscription conserve le rang qu'elle avait acquis au registre des options.

Article L123-3

Lorsqu'un acte, une convention ou un jugement ne remplit pas les conditions pour être inscrit au

titre des dispositions des articles L. 123-1 ou L. 123-2, il peut toutefois être publié au registre public

du cinéma et de l'audiovisuel ou au registre des options à la requête de son bénéficiaire s'il a pour

effet de transférer ou de constater le transfert à celui-ci de l'un des droits mentionnés à ces articles et

si le droit transféré résulte d'un acte, d'une convention ou d'un jugement ayant fait l'objet d'une

inscription antérieure que le requérant désigne. Le requérant peut demander que la publication ne

porte que sur celles des mentions de l'acte, de la convention ou du jugement qui opèrent ou

constatent ce transfert. Ne peuvent toutefois faire l'objet d'une publication les déclarations

unilatérales portant sur les clauses résolutoires des conventions inscrites. Les actes, conventions ou

jugements publiés au registre public du cinéma et de l'audiovisuel ou au registre des options sont

opposables aux tiers.

La publication au registre des options d'un acte, d'une convention ou d'un jugement est reportée au

registre public du cinéma et de l'audiovisuel lorsque le producteur, après avoir exercé l'option,

dépose le titre de l'oeuvre cinématographique ou audiovisuelle dans les conditions prévues à l'article

L. 122-1.

Article L123-4

S'il est rédigé dans une langue usuelle dans l'industrie cinématographique et audiovisuelle autre que

le français, l'acte, la convention ou le jugement peut, à la demande du requérant, être remis dans sa

version originale. Il est en ce cas accompagné d'une traduction intégrale ou d'un résumé rédigés en

français dans des conditions déterminées par décret. Le conservateur des registres du cinéma et de

l'audiovisuel s'assure que le document remis dans sa version originale est accompagné de la

traduction ou du résumé présentant les garanties requises. Il peut, s'il l'estime nécessaire pour

procéder à un examen éclairé, en vue notamment de vérifier que l'acte, la convention ou le jugement

peut être inscrit ou publié au titre des articles L. 123-1, L. 123-2 ou L. 123-3, demander la

traduction intégrale de celui-ci.

Article L123-5

  

Le rang des inscriptions et publications est déterminé par l'ordre dans lequel elles sont requises.

Article L123-6

Les droits visés à l'article L. 123-1 devenus régulièrement opposables aux tiers avant l'entrée en

vigueur de la loi n° 90 du 22 février 1944 sont conservés dans leur rang antérieur s'ils ont fait l'objet

d'une inscription dans les trois mois de ladite entrée en vigueur.

A défaut, ils ne prennent rang à l'égard des tiers que dans les conditions fixées à l'article L. 123-5.

Par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 123-1, les inscriptions visées au

présent article sont admises sur production d'un certificat délivré par le président du Centre national

du cinéma et de l'image animée, dans le cas où, un mois après la mise en demeure notifiée au

producteur par lettre recommandée, le requérant n'a pu obtenir de ce dernier une attestation

précisant le numéro d'ordre attribué à l'oeuvre cinématographique dont il s'agit, conformément à

l'article L. 122-1. La production de ce certificat supplée à la formalité de dépôt du titre prévue audit

article L. 122-1.

Chapitre IV : Privilège et réalisation du nantissement

Article L124-1

Le privilège résultant du contrat de nantissement s'établit sans dépossession par le seul fait de

l'inscription visée aux articles L. 123-1 et L. 123-2. Les inscriptions de nantissement sont, sauf

renouvellement préalable, périmées à l'expiration d'un délai de cinq ans.

Article L124-2

Sauf dispositions contraires portées au contrat et inscrites au registre public du cinéma et de

l'audiovisuel ou au registre des options, le bénéficiaire d'un des droits visés aux 2° et 3° de l'article

L. 123-1 dûment inscrit, et sur production de l'état prévu à l'article L. 125-1, encaisse seul et

directement nonobstant toute opposition autre que celle fondée sur un privilège légal, à concurrence

de ses droits et suivant l'ordre de son inscription, le montant des produits de l'oeuvre

cinématographique ou audiovisuelle, de quelque nature qu'ils soient, et ce, sans qu'il soit besoin de

signification aux débiteurs cédés qui seront valablement libérés entre ses mains.

Article L124-3

A peine de nullité, il ne peut être procédé à la vente aux enchères publiques, volontaire ou forcée,

d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle ou de l'un quelconque de ses éléments, que quinze

jours après une sommation d'assister à la vente que le poursuivant doit faire signifier à chacun des

créanciers inscrits au registre public du cinéma et de l'audiovisuel ou au registre des options, au

domicile élu dans l'inscription.

Article L124-4

Lorsque la vente de ces biens n'a pas eu lieu aux enchères publiques, l'acquéreur qui veut se garantir

  

des poursuites des créanciers inscrits est tenu, à peine de déchéance et au plus tard dans la quinzaine

de la sommation de payer à lui faite, de notifier à tous ces créanciers au domicile par eux élu dans

leurs inscriptions : ses nom, prénoms et domicile, le prix d'achat, l'énumération et le montant des

créances privilégiées avec déclaration qu'il est prêt à les acquitter sur-le-champ jusqu'à concurrence

de son prix.

Tout créancier inscrit peut requérir la vente aux enchères publiques des biens cédés de gré à gré, en

offrant de porter le prix à un dixième en sus et de donner caution pour le paiement des prix et

charges ou de justifier la solvabilité suffisante.

Cette réquisition doit être signifiée à l'acquéreur et au débiteur précédent propriétaire dans la

quinzaine de la notification visée à l'alinéa premier du présent article et contenir assignation devant

le tribunal de commerce de Paris pour voir statuer qu'il sera procédé à la mise aux enchères

publiques.

Chapitre V : Attributions et rémunération du conservateur

Article L125-1

Le conservateur des registres du cinéma et de l'audiovisuel délivre à tous ceux qui le requièrent

copie ou extrait des énonciations portées au registre public du cinéma et de l'audiovisuel ou au

registre des options et des pièces remises à l'appui des inscriptions ou des publications, ou un

certificat s'il n'existe pas d'inscription ni de publication. Toutefois, pour les contrats d'option inscrits

au titre de l'article L. 123-2, il ne délivre que le nom de l'oeuvre littéraire, le nom de l'auteur et de

son ayant droit, le nom du producteur, la période de validité de l'option et l'indication que cette

période est renouvelable.

Il est responsable du préjudice résultant tant de l'omission sur le registre public du cinéma et de

l'audiovisuel ou sur le registre des options des inscriptions ou des publications requises en son

bureau que du défaut de mention dans les états ou certificats qu'il délivre d'une ou plusieurs

inscriptions ou publications existantes à moins que l'erreur ne provienne de désignations

insuffisantes qui ne pourraient lui être imputées.

Le conservateur est tenu d'avoir un registre sur lequel il inscrit, jour par jour et dans l'ordre des

demandes, les remises d'actes qui lui sont faites en vue de leur inscription ou publication, laquelle

ne peut être portée qu'à la date et dans l'ordre desdites remises.

Le conservateur est tenu de se conformer, dans l'exercice de ses fonctions, à toutes les dispositions

du présent chapitre à peine des sanctions et dommages-intérêts prévus par l'article 2455 du code

civil à l'encontre des conservateurs des hypothèques.

Article L125-2

Toute requête aux fins d'inscription ou publication, toute demande de renseignements, toute

délivrance d'états, certificats, copies ou extraits donnent lieu à la perception d'un émolument dont le

taux et les conditions de perception sont fixées par décret.

Ce décret fixe également le taux et les modalités du prélèvement effectué au profit du Centre

national du cinéma et de l'image animée sur les émoluments versés au conservateur ainsi que les

  

modalités de rémunération de ce dernier.

Chapitre VI : Communication de renseignements relatifs aux recettes

Article L126-1

Le Centre national du cinéma et de l'image animée est habilité à communiquer aux distributeurs,

producteurs, auteurs et ayants droit délégataires de recettes, tels qu'ils sont désignés dans les

conventions, jugements et actes quelconques inscrits au registre public du cinéma et de l'audiovisuel

ou au registre des options, tous renseignements relatifs aux recettes et produits quelconques relevant

de l'exploitation et de l'exportation des oeuvres cinématographiques sur lesquels ils ont des droits.

Le Centre national du cinéma et de l'image animée est également habilité à communiquer aux

personnes susmentionnées tous renseignements relatifs aux recettes et produits quelconques

relevant de l'exploitation sous forme de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public des oeuvres

cinématographiques et audiovisuelles sur lesquelles ils ont des droits.

Article L126-2

Les distributeurs, producteurs, auteurs et ayants droit délégataires de recettes, tels qu'ils sont

désignés dans les conventions, jugements et actes quelconques inscrits au registre public du cinéma

et de l'audiovisuel ou au registre des options, sont tenus de communiquer au Centre national du

cinéma et de l'image animée, sur sa demande, tous renseignements relatifs aux versements qui leur

sont faits respectivement par les exploitants, distributeurs et producteurs d'oeuvres

cinématographiques.

Les personnes susmentionnées sont également tenues de communiquer au Centre national du

cinéma et de l'image animée, sur sa demande, tous renseignements relatifs aux versements qui leur

sont faits par les éditeurs de vidéogrammes destinés à l'usage privé du public.

Article L126-3

Les dispositions du présent chapitre sont également applicables aux titulaires de contrats de travail

conclus à l'occasion de la réalisation d'une oeuvre cinématographique ou audiovisuelle et conférant à

leur bénéficiaire un droit de pourcentage sur les recettes d'exploitation de cette oeuvre.

Livre II : Professions et activités

Titre Ier : Exercice des professions et activités du cinéma

Chapitre Ier : Visa d'exploitation cinématographique

Article L211-1

  

La représentation cinématographique est subordonnée à l'obtention d'un visa d'exploitation délivré

par le ministre chargé de la culture.

Ce visa peut être refusé ou sa délivrance subordonnée à des conditions pour des motifs tirés de la

protection de l'enfance et de la jeunesse ou du respect de la dignité humaine.

Les conditions et les modalités de délivrance du visa sont fixées par décret en Conseil d'Etat.

Article L211-2

La délivrance du visa d'exploitation est assujettie au paiement du droit au profit du Centre national

du cinéma et de l'image animée. Ce droit est proportionnel à la durée de l'oeuvre cinématographique

pour laquelle le visa est demandé, au taux de 0,82 euro par minute. Ce droit n'est pas perçu lorsque

son montant est inférieur à 10 euros. Ce droit est recouvré par le Centre national du cinéma et de

l'image animée comme en matière de timbre. A défaut de paiement, le visa d'exploitation n'est pas

délivré.

Chapitre II : Secteur de l'exploitation cinématographique

Article L212-1

Constitue un établissement de spectacles cinématographiques toute salle ou tout ensemble de salles

de spectacles publics spécialement aménagées, de façon permanente, pour y donner des

représentations cinématographiques, quels que soient le procédé de fixation ou de transmission et la

nature du support des oeuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels qui y sont

représentés. Ces salles sont situées dans un même bâtiment ou, lorsqu'elles sont situées dans des

bâtiments distincts, sont réunies sur un même site, et font l'objet d'une exploitation commune.

Section 1 : Autorisation d'exercice de la profession d'exploitant

Article L212-2

Les personnes dont l'activité a pour objet l'exploitation d'un établissement de spectacles

cinématographiques doivent être titulaires d'une autorisation d'exercice accordée par le président du

Centre national du cinéma et de l'image animée. Toute personne dont l'activité a pour objet

l'organisation de spectacles cinématographiques itinérants est regardée comme exploitant

d'établissement de spectacles cinématographiques.

L'autorisation est accordée pour l'exploitation d'un établissement de spectacles cinématographiques

déterminé au titre de chacune des salles de cet établissement. La délivrance de l'autorisation est

subordonnée à l'homologation de l'établissement de spectacles cinématographiques dans les

conditions prévues par les dispositions des articles L. 212-14 à L. 212-17.

Pour les personnes qui exercent une activité itinérante, l'autorisation est accordée en vue de tournées

organisées régulièrement dans des localités et dans des lieux de projection limitativement énumérés

et dont la liste est arrêtée compte tenu des données spécifiques de l'exploitation cinématographique

dans la zone de chalandise considérée.L'autorisation fixe pour chaque localité et chaque lieu de

  

projection une fréquence de passage déterminée.

Article L212-3

Lorsque l'activité d'exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques est exercée par une

personne physique, l'autorisation est délivrée à cette personne sur justification de son

immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou, lorsqu'elle en est dispensée, sur

justification de l'accomplissement des formalités prévues à l'article L. 123-1-1 du code de

commerce.

Lorsque l'activité d'exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques est exercée par une

personne morale, l'autorisation est délivrée à la personne physique représentant légal ou statutaire

de celle-ci sous réserve des dispositions suivantes :

1° Pour les associations et pour les établissements publics, l'autorisation est accordée au dirigeant

désigné par l'organe délibérant prévu par les statuts ;

2° Pour les collectivités publiques intervenant en régie, l'autorisation est accordée à la personne

physique désignée par l'autorité compétente.

L'autorisation est personnelle et incessible. Elle ne peut être accordée aux personnes ayant fait

l'objet d'une décision judiciaire leur interdisant l'exercice d'une activité commerciale.

Article L212-4

La délivrance de l'autorisation est assujettie au paiement d'un droit au profit du Centre national du

cinéma et de l'image animée. Ce droit est fixé forfaitairement à seize euros au titre de chacune des

salles d'un établissement de spectacles cinématographiques et à cinq euros au titre de chaque lieu de

projection en cas d'activité itinérante. Ce droit est recouvré par le Centre national du cinéma et de

l'image animée comme en matière de timbre. A défaut de paiement, l'autorisation n'est pas délivrée.

Article L212-5

Les conditions de délivrance et de retrait de l'autorisation sont fixées par décret en Conseil d'Etat.

Section 2 : Implantation et construction des établissements de

spectacles cinématographiques

Article L212-6

Les créations, extensions et réouvertures au public d'établissements de spectacles

cinématographiques doivent répondre aux exigences de diversité de l'offre cinématographique,

d'aménagement culturel du territoire, de protection de l'environnement et de qualité de l'urbanisme,

en tenant compte de la nature spécifique des oeuvres cinématographiques. Elles doivent contribuer à

la modernisation des établissements de spectacles cinématographiques et à la satisfaction des

intérêts du spectateur tant en ce qui concerne la programmation d'une offre diversifiée que la qualité

des services offerts.

  

Article L212-7

Sont soumis à autorisation, préalablement à la délivrance du permis de construire s'il y a lieu et

avant réalisation si le permis de construire n'est pas exigé, les projets ayant pour objet :

1° La création d'un établissement de spectacles cinématographiques comportant plusieurs salles et

plus de 300 places et résultant soit d'une construction nouvelle, soit de la transformation d'un

immeuble existant ;

2° L'extension d'un établissement de spectacles cinématographiques comportant plusieurs salles et

ayant déjà atteint le seuil de 300 places ou devant le dépasser par la réalisation du projet à

l'exception des extensions représentant moins de 30 % des places existantes et s'effectuant plus de

cinq ans après la mise en exploitation ou la dernière extension ;

3° L'extension d'un établissement de spectacles cinématographiques comportant plusieurs salles et

ayant déjà atteint le seuil de 1 500 places ou devant le dépasser par la réalisation du projet ;

4° La réouverture au public, sur le même emplacement, d'un établissement de spectacles

cinématographiques comportant plusieurs salles et plus de 300 places et dont les locaux ont cessé

d'être exploités pendant deux années consécutives.

Article L212-8

Pour l'appréciation des seuils mentionnés à l'article L. 212-7, sont regardées comme faisant partie

d'un même établissement de spectacles cinématographiques, qu'elles soient ou non situées dans des

bâtiments distincts et qu'une même personne en soit ou non le propriétaire ou l'exploitant, les salles

de spectacles cinématographiques qui sont réunies sur un même site et qui :

1° Soit ont été conçues dans le cadre d'une même opération d'aménagement foncier, que celle-ci soit

réalisée en une ou plusieurs tranches ;

2° Soit bénéficient d'aménagements conçus pour permettre à une même clientèle l'accès à celles-ci ;

3° Soit font l'objet d'une gestion commune des éléments de leur exploitation, notamment par la

création de services collectifs ou l'utilisation habituelle de pratiques et publicités commerciales

communes ;

4° Soit sont réunies par une structure juridique commune, contrôlée directement ou indirectement

par au moins un associé, exerçant sur elle une influence au sens de l'article L. 233-16 du code de

commerce ou ayant un dirigeant de droit ou de fait commun.

Article L212-9

Dans le cadre des principes définis à l'article L. 212-6, les commissions d'aménagement commercial

statuant en matière cinématographique se prononcent sur les deux critères suivants :

1° L'effet potentiel sur la diversité cinématographique offerte aux spectateurs dans la zone

d'influence cinématographique concernée, évalué au moyen des indicateurs suivants :

  

a) Le projet de programmation envisagé pour l'établissement de spectacles cinématographiques

objet de la demande d'autorisation et, le cas échéant, le respect des engagements de programmation

éventuellement souscrits en application des articles L. 212-19 et L. 212-20 ;

b) La nature et la diversité culturelle de l'offre cinématographique proposée dans la zone concernée,

compte tenu de la fréquentation cinématographique ;

c) La situation de l'accès des oeuvres cinématographiques aux salles et des salles aux oeuvres

cinématographiques pour les établissements de spectacles cinématographiques existants ;

2° L'effet du projet sur l'aménagement culturel du territoire, la protection de l'environnement et la

qualité de l'urbanisme, évalué au moyen des indicateurs suivants :

a) L'implantation géographique des établissements de spectacles cinématographiques dans la zone

d'influence cinématographique et la qualité de leurs équipements ;

b) La préservation d'une animation culturelle et le respect de l'équilibre des agglomérations ;

c) La qualité environnementale appréciée en tenant compte des différents modes de transports

publics, de la qualité de la desserte routière, des parcs de stationnement ;

d) L'insertion du projet dans son environnement ;

e) La localisation du projet.

Article L212-10

Les règles relatives aux commissions d'aménagement commercial statuant en matière

cinématographique et aux modalités de délivrance de l'autorisation prévue par les dispositions de la

présente section sont fixées par les articles L. 751-1 à L. 751-7, L. 752-3-1, L. 752-7 et L. 752-14 à

L. 752-22 du code de commerce.

Article L212-11

Les règles relatives à l'emprise au sol des surfaces, bâties ou non, affectées aux aires de

stationnement annexes d'un établissement de spectacles cinématographiques soumis à l'autorisation

prévue à l'article L. 212-7 du présent code, installé ou non sur le même site qu'un commerce soumis

à l'autorisation prévue à l'article L. 752-1 du code de commerce, sont fixées par l'article L. 111-6-1

du code de l'urbanisme.

Article L212-12

Les règles relatives à la compatibilité de l'autorisation prévue à l'article L. 212-7 avec les schémas

de cohérence territoriale sont fixées à l'article L. 122-1 du code de l'urbanisme.

Article L212-13

Lorsque le permis de construire porte sur un projet de création, d'extension ou de réouverture au

  

public d'un établissement de spectacles cinématographiques soumis à l'autorisation prévue à l'article

L. 212-7, le permis ne peut être accordé avant la délivrance de cette autorisation et sa mise en oeuvre

ne peut être entreprise avant l'expiration des recours entrepris contre ladite autorisation.

Section 3 : Homologation des établissements de spectacles

cinématographiques

Article L212-14

Sans préjudice des dispositions du code de la construction et de l'habitation applicables aux

établissements recevant du public, le président du Centre national du cinéma et de l'image animée

homologue les établissements de spectacles cinématographiques exploités dans les conditions

prévues par les dispositions des articles L. 212-2 à L. 212-5, au titre de chacune de leurs salles et

des équipements techniques de celles-ci.

L'homologation est subordonnée au respect des spécifications techniques déterminées en

application de l'article L. 212-17.

Article L212-15

L'autorisation d'ouverture au public d'un établissement de spectacles cinématographiques ne peut

intervenir avant l'obtention de l'homologation.

Toute modification par rapport aux caractéristiques décrites dans le dossier de demande

d'homologation, affectant une salle ou ses équipements techniques, nécessite la délivrance d'une

homologation modificative.

Article L212-16

Le retrait de l'homologation au titre d'une salle déterminée vaut retrait de l'autorisation d'ouverture

au public de cette salle.

Article L212-17

Les conditions de délivrance et de retrait de l'homologation sont fixées par décret en Conseil d'Etat.

Cette homologation est notamment subordonnée au respect de spécifications techniques dont le

décret peut confier la définition au président du Centre national du cinéma et de l'image animée au

titre du 2° de l'article L. 111-3.

Section 4 : Déplacement de séances de spectacles cinématographiques

Article L212-18

Lorsqu'en raison de la suspension du fonctionnement d'une de ses salles un exploitant

  

d'établissement de spectacles cinématographiques souhaite organiser des séances de spectacles

cinématographiques qui se rattachent à la programmation de cette salle en dehors de l'établissement,

il en fait la déclaration préalable auprès du président du Centre national du cinéma et de l'image

animée.

Le contenu, les modalités de dépôt et les conditions d'enregistrement de cette déclaration sont fixées

par décret.

Section 5 : Groupements, ententes et engagements de programmation

cinématographique

Article L212-19

La constitution d'un groupement ou d'une entente de programmation destiné à assurer la

programmation des oeuvres cinématographiques dans les établissements de spectacles

cinématographiques est subordonnée à la délivrance d'un agrément préalable par le président du

Centre national du cinéma et de l'image animée. L'agrément ne peut être délivré qu'à des

groupements ou ententes qui ne font pas obstacle au libre jeu de la concurrence. Il ne peut être

délivré aux groupements ou ententes de programmation associant deux ou plusieurs exploitants

d'établissements de spectacles cinématographiques d'importance nationale.

Article L212-20

La délivrance de l'agrément prévu à l'article L. 212-19 est subordonnée à l'homologation par le

président du Centre des engagements de programmation mentionnés au 1° de l'article L. 212-23.

Article L212-21

Tout établissement de spectacles cinématographiques membre d'un groupement ou d'une entente de

programmation est lié à ce groupement ou à cette entente par un contrat de programmation. Ce

contrat doit prévoir le versement par l'établissement au groupement ou à l'entreprise pilote de

l'entente, en contrepartie des prestations fournies, d'une redevance de programmation qui tient

compte des ressources de l'établissement et des services qui lui sont procurés.

Article L212-22

Les engagements de programmation cinématographique ont pour objet d'assurer la diversité de

l'offre cinématographique et la plus large diffusion des oeuvres cinématographiques conforme à

l'intérêt général.

Article L212-23

Sont des engagements de programmation cinématographique pour l'application de la présente

section : 1° Les engagements souscrits par les groupements ou ententes de programmation

mentionnés à l'article L. 212-19 et homologués par le président du Centre national du cinéma et de

l'image animée ; 2° Les engagements souscrits par les exploitants d'établissements de spectacles

  

cinématographiques qui assurent directement et uniquement la programmation des établissements

de spectacles cinématographiques dont ils possèdent le fonds de commerce, et homologués par le

président du Centre national du cinéma et de l'image animée ; 3° Les projets de programmation,

mentionnés à l'article L. 212-9, sur la base desquels les commissions d'aménagement commercial

statuant en matière cinématographique ont accordé des autorisations en application de l'article L.

212-7 ; 4° Tout projet de programmation sur la base duquel un exploitant d'établissement de

spectacles cinématographiques a bénéficié d'une aide financière du Centre national du cinéma et de

l'image animée attribuée sous forme sélective.

Article L212-24

I.-L'homologation prévue aux 1° et 2° de l'article L. 212-23 est délivrée par le président du Centre

national du cinéma et de l'image animée en fonction de la conformité des engagements de

programmation à l'objet défini à l'article L. 212-22. Il est tenu compte de la position du souscripteur

dans la ou les zones d'attraction dans lesquelles il exerce son activité. Les engagements de

programmation homologués par le président du Centre national du cinéma et de l'image animée sont

publiés. II.-Sont tenus de souscrire et de faire homologuer leurs engagements de programmation

ceux des exploitants mentionnés au 2° de l'article L. 212-23 dont l'activité est susceptible de faire

obstacle au libre jeu de la concurrence et à la plus large diffusion des oeuvres, en raison de leur

importance sur le marché national ou du nombre de salles d'un établissement qu'ils exploitent.

III.-Les projets de programmation mentionnés au 3° de l'article L. 212-23 sont notifiés au président

du Centre national du cinéma et de l'image animée.

Article L212-25

La mise en oeuvre des engagements de programmation mentionnés aux 1° et 2° de l'article L.

212-23 fait l'objet d'un examen par le médiateur du cinéma dans les conditions prévues à l'article L.

213-5. Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée assure le contrôle du respect

des engagements de programmation mentionnés à l'article L. 212-23.

Article L212-26

Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Autorité de la concurrence, fixe les modalités

d'application de la présente section. Il précise notamment : 1° Les modalités de délivrance et de

retrait de l'agrément des groupements ou ententes de programmation ; 2° Les autres obligations du

contrat de programmation conclu entre un groupement et les entreprises qui en sont membres ou

entre les entreprises membres d'une entente ; 3° Les modalités de souscription, de notification,

d'homologation et de contrôle des engagements de programmation.

Section 6 : Formules d'accès au cinéma

Article L212-27

  

Tout exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques qui entend mettre en place une

formule d'accès au cinéma donnant droit à des entrées multiples en nombre non défini à l'avance

doit solliciter l'agrément préalable du président du Centre national du cinéma et de l'image animée.

La modification substantielle de la formule est également soumise à agrément préalable.

L'agrément est accordé si les conditions prévues aux articles L. 212-28 à L. 212-30 sont remplies.

Les éléments du dossier de demande d'agrément, la durée et les procédures de délivrance et de

retrait de l'agrément sont fixés par décret en Conseil d'Etat pris après avis de l'Autorité de la

concurrence.

Article L212-28

Pour accorder l'agrément prévu à l'article L. 212-27, le président du Centre national du cinéma et de

l'image animée doit s'assurer, à partir de données économiques mesurables, notamment de celles

que l'exploitant joint à sa demande, que le prix de référence par place mentionné à l'article L.

213-10 est fixé en tenant compte de l'évolution du prix moyen des entrées vendues à l'unité par

l'exploitant, de la situation du marché de l'exploitation et des effets constatés et attendus de la

formule d'accès.

Le prix de référence sert d'assiette à la rémunération des ayants droit.

Le taux de participation proportionnelle aux recettes est identique au taux convenu pour les entrées

vendues à l'unité.

Un décret en Conseil d'Etat pris après avis de l'Autorité de la concurrence précise le contenu et la

durée minimale des engagements de l'exploitant.

Article L212-29

Tout exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques qui s'associe à une formule

d'accès agréée est soumis aux conditions de l'agrément.

L'exploitant qui ne bénéficie pas de la garantie prévue à l'article L. 212-30 est tenu d'appliquer, dans

les contrats de concession des droits de représentation cinématographique qu'il conclut, le prix de

référence pratiqué par l'exploitant titulaire de l'agrément en application de l'article L. 212-28.

Article L212-30

Lorsqu'il demande l'agrément d'une formule d'accès en application de l'article L. 212-27, tout

exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques qui réalise plus de 25 % des entrées ou

des recettes dans une zone d'attraction donnée ou plus de 3 % des recettes au niveau national doit

offrir aux exploitants de la même zone d'attraction dont la part de marché représente moins de 25 %

  

des entrées ou des recettes dans la zone considérée, à l'exception de ceux réalisant plus de 0, 5 %

des entrées au niveau national, de s'associer à cette formule à des conditions équitables et non

discriminatoires et garantissant un montant minimal de la part exploitant par entrée constatée, au

moins égal au montant de la part reversée aux distributeurs sur la base d'un prix de référence par

place, fixé par un contrat d'association conclu avec chacun des exploitants associés à la formule, et

déterminé en tenant compte du prix moyen réduit pratiqué par chacun de ces exploitants. Pour les

exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques situés dans les départements de

Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, qui sont regardés comme

une zone d'attraction unique, les deux seuils de 25 % mentionnés au présent alinéa sont ramenés

respectivement à 15 % et 8 %.

Le prix de référence mentionné à l'alinéa précédent sert d'assiette à la rémunération des distributeurs

avec lesquels l'exploitant associé à la formule d'accès conclut des contrats de concession des droits

de représentation cinématographique, ainsi qu'à la rémunération des ayants droit.

Article L212-31

Un décret en Conseil d'Etat pris après avis de l'Autorité de la concurrence précise le régime du

contrat d'association prévu par les articles L. 212-29 et L. 212-30. Ce contrat ne peut contenir ni

clause relative à la programmation des établissements de spectacles cinématographiques des

exploitants associés, ni clause d'appartenance exclusive à une formule d'accès.

Section 7 : Contrôle des recettes d'exploitation cinématographique

Article L212-32

Le contrôle des recettes d'exploitation des oeuvres et documents cinématographiques ou

audiovisuels dans les établissements de spectacles cinématographiques est organisé dans les

conditions suivantes : 1° Les exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques

délivrent un billet d'entrée à chaque spectateur ou enregistrent et conservent dans un système

informatisé les données relatives à l'entrée, avant tout accès du spectateur à une salle de spectacles

cinématographiques ; 2° Les exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques tiennent

à jour des documents permettant d'identifier les recettes réalisées pour chaque programme

cinématographique représenté dans les salles de leurs établissements. Ces documents sont tenus à la

disposition des agents du Centre national du cinéma et de l'image animée et des agents de

l'administration des impôts, chargé du contrôle, et sont conservés par les exploitants selon les

modalités prévues au I de l'article L. 102 B du livre des procédures fiscales ; 3° Les exploitants

d'établissements de spectacles cinématographiques adressent, à la fin de chaque semaine

cinématographique, au Centre national du cinéma et de l'image animée une déclaration des recettes

réalisées pour chaque programme cinématographique représenté dans les salles de leurs

établissements. Cette déclaration est transmise par voie électronique.

Chapitre III : Rapports entre exploitants d'établissements de

spectacles cinématographiques et distributeurs d'oeuvres

cinématographiques

  

Section 1 : Médiateur du cinéma

Article L213-1

Le médiateur du cinéma est chargé d'une mission de conciliation préalable pour tout litige relatif :

1° A l'accès des exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques aux oeuvres

cinématographiques et à l'accès des oeuvres cinématographiques aux salles, ainsi que, plus

généralement, aux conditions d'exploitation en salle de ces oeuvres, qui a pour origine une situation

de monopole de fait, de position dominante ou toute autre situation ayant pour objet ou pouvant

avoir pour effet de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence et révélant l'existence

d'obstacles à la plus large diffusion des oeuvres cinématographiques conforme à l'intérêt général ; 2°

A la fixation d'un délai d'exploitation des oeuvres cinématographiques supérieur au délai de quatre

mois mentionné à l'article L. 231-1 ou au délai fixé dans les conditions prévues à l'article L. 232-1 ;

3° A la méconnaissance des engagements contractuels entre un exploitant d'établissement de

spectacles cinématographiques et un distributeur lorsqu'ils ont trait aux conditions de l'exploitation

en salle d'une oeuvre cinématographique.

Article L213-2

Dans le cadre des missions énumérées aux 1° et 2° de l'article L. 213-1, le médiateur du cinéma

peut être saisi par toute personne physique ou morale concernée, par toute organisation

professionnelle ou syndicale intéressée ou par le président du Centre national du cinéma et de

l'image animée. Il peut également se saisir d'office de toute affaire entrant dans sa compétence.

Article L213-3

Le médiateur du cinéma favorise ou suscite toute solution de conciliation. Il peut rendre public le

procès-verbal de conciliation.

Article L213-4

A défaut de conciliation, le médiateur du cinéma peut émettre, dans un délai maximum de deux

mois à compter de sa saisine, une injonction qui peut être rendue publique.

Article L213-5

Le médiateur du cinéma examine chaque année la mise en oeuvre des engagements de

programmation souscrits en application des 1° et 2° de l'article L. 212-23. Il peut obtenir

communication de tout élément d'information complémentaire dont il juge utile de disposer. Dans le

cadre de cet examen, il formule des observations et des recommandations qui sont communiquées

au président du Centre national du cinéma et de l'image animée.

Article L213-6

  

Le médiateur du cinéma saisit l'Autorité de la concurrence des pratiques prohibées par les articles L.

420-1, L. 420-2 et L. 420-5 du code de commerce dont il a connaissance dans le secteur de la

diffusion cinématographique. Cette saisine peut être introduite dans le cadre d'une procédure

d'urgence, conformément à l'article L. 464-1 du code de commerce. Le médiateur peut également

saisir l'Autorité de la concurrence, pour avis, de toute question de concurrence dans le cadre de

l'article L. 462-1 du code de commerce. L'Autorité de la concurrence communique au médiateur du

cinéma toute saisine concernant la diffusion cinématographique. Elle peut également saisir le

médiateur de toute question relevant de sa compétence.

Article L213-7

Si les faits dont il a connaissance sont susceptibles de recevoir une qualification pénale, le

médiateur du cinéma informe le procureur de la République territorialement compétent,

conformément aux dispositions de l'article 40 du code de procédure pénale.

Article L213-8

Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Autorité de la concurrence, fixe les modalités

d'application des dispositions de la présente section.

Section 2 : Concession des droits de représentation cinématographique

Article L213-9

La concession des droits de représentation publique d'une oeuvre cinématographique de longue

durée dont le visa d'exploitation cinématographique date de moins de cinq ans ne peut être

consentie à un exploitant d'établissement de spectacles cinématographiques que moyennant une

participation proportionnelle aux recettes d'exploitation de cette oeuvre. Toutefois, au titre d'une

salle déterminée, la concession peut être consentie moyennant la stipulation d'un prix fixé à l'avance

lorsque l'exploitant de l'établissement de spectacles cinématographiques enregistre dans cette salle

une moyenne d'entrées hebdomadaires inférieure ou égale à 1 200 pendant une période d'une année.

Article L213-10

L'assiette de la participation proportionnelle est déterminée par le produit de la vente des entrées ou,

en cas de formule d'accès au cinéma donnant droit à des entrées multiples, des sommes

correspondant au prix de référence par place déterminé dans les conditions prévues à l'article L.

212-28, compte non tenu de la taxe instituée à l'article L. 115-1. Elle est exprimée, ainsi que la

participation proportionnelle qui en résulte au profit du concédant, en valeur hors taxe sur la valeur

ajoutée.

Article L213-11

Le taux de la participation proportionnelle est librement débattu entre un pourcentage minimum fixé

à 25 % et un pourcentage maximum fixé à 50 %. Toutefois, pour les oeuvres cinématographiques

représentées plus de deux ans après la date de leur première représentation commerciale en France,

le pourcentage minimum est ramené à 20 %.

  

Article L213-12

Par dérogation aux articles L. 213-9 à L. 213-11, une rémunération minimale par entrée du

concédant est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de la culture et du ministre chargé de

l'économie. Cette rémunération doit être fixée à un niveau qui concilie les objectifs d'accès du plus

grand nombre de spectateurs et de maintien d'une offre cinématographique diversifiée. La

rémunération minimale ne s'applique que lorsque la rémunération par entrée d'un concédant,

constatée en moyenne hebdomadaire, est inférieure au niveau mentionné au premier alinéa.

Article L213-13

Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Autorité de la concurrence, fixe les modalités

d'application de l'article L. 213-12. Il précise notamment : 1° Les entrées soumises à tarification

spéciale en vue d'objectifs à caractère social, éducatif ou de promotion du cinéma qui ne sont pas

prises en compte pour l'application du présent article ; 2° Le nombre de semaines d'exploitation

d'une oeuvre cinématographique, suivant sa sortie en salle, au cours desquelles s'applique la

rémunération minimale ; 3° Les données économiques à prendre en compte pour fixer le niveau de

la rémunération minimale.

Section 3 : Contrat de concession des droits de représentation

cinématographique

Article L213-14

Le contrat de concession des droits de représentation cinématographique comporte les stipulations

suivantes :

1° Le titre et les caractéristiques techniques de l'oeuvre cinématographique dont les droits sont

concédés pour l'exploitation en salle de spectacles cinématographiques ;

2° La date de livraison d'une copie de l'oeuvre cinématographique et la date de début d'exécution du

contrat ;

3° La durée minimale d'exécution du contrat ainsi que les conditions de sa reconduction ou de sa

résiliation ;

4° Le nombre minimum de séances devant être organisées ;

5° Le taux de la participation proportionnelle du concédant ;

  

6° Les conditions de placement dans la zone d'attraction cinématographique.

Article L213-15

L'article L. 123-1 n'est pas applicable au contrat de concession des droits de représentation

cinématographique.

Chapitre IV : Organisation de certaines séances de spectacles

cinématographiques

Article L214-1

Sont soumises aux dispositions du présent chapitre :

1° Les séances publiques et payantes organisées exceptionnellement par les associations et les

autres groupements légalement constitués agissant sans but lucratif ;

2° Les séances privées organisées par des associations et organismes assimilés habilités à diffuser la

culture par le cinéma ;

3° Les séances organisées par les associations et organismes qui ont pour objet la collecte, la

conservation, la restauration et la diffusion du patrimoine cinématographique ;

4° Les séances organisées dans le cadre des services publics à caractère non commercial ;

5° Les séances gratuites ;

6° Les séances en plein air autres que celles organisées par les exploitants d'établissements de

spectacles cinématographiques dans les conditions prévues à l'article L. 212-18.

Article L214-2

Les organismes mentionnés à l'article L. 214-1 peuvent organiser les séances figurant au 1° de cet

article, qui consistent dans la représentation d'oeuvres cinématographiques de longue durée, pour un

nombre limité, déterminé par an et par association ou groupement, fixé par décret.

Ce décret fixe également les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à cette limite pour les

associations et groupements dont l'objet exclusif est de contribuer au développement de la culture

cinématographique et à la formation à l'image.

Article L214-3

Les conditions d'habilitation des associations et organismes assimilés mentionnés au 2° de l'article

L. 214-1, ainsi que les conditions dans lesquelles sont organisées les séances, sont fixées par décret.

  

Article L214-4

Les séances mentionnées au 4° de l'article L. 214-1 ne peuvent être organisées par des

établissements publics qu'en conformité avec leur objet statutaire.

Article L214-5

La représentation des oeuvres cinématographiques de longue durée au cours des séances

mentionnées au 5° de l'article L. 214-1 est interdite lorsque ces séances sont destinées à favoriser

directement ou indirectement la commercialisation de produits ou la fourniture de services.

Article L214-6

Les séances mentionnées au 6° de l'article L. 214-1, qui consistent dans la représentation d'oeuvres

cinématographiques de longue durée, ne peuvent être organisées qu'après délivrance d'une

autorisation par le président du Centre national du cinéma et de l'image animée dans des conditions

fixées par décret.

Cette autorisation est accordée en tenant compte de la date de délivrance de visa d'exploitation

cinématographique, du lieu et du nombre des séances, de l'intérêt social et culturel des

représentations et de la situation locale de l'exploitation.

Lorsque ces séances sont organisées par les associations et groupements mentionnés au 1° de

l'article L. 214-1, la limite prévue à l'article L. 214-2 ne s'applique pas.

Article L214-7

Lorsqu'une oeuvre cinématographique de longue durée a obtenu le visa d'exploitation prévu à

l'article L. 211-1, elle ne peut être représentée dans le cadre des séances mentionnées à l'article L.

214-1 avant l'expiration d'un délai fixé par décret, courant à compter de la date de délivrance de ce

visa. Ce décret peut prévoir un délai différent en fonction de la nature des séances concernées.

Article L214-8

Les séances mentionnées à l'article L. 214-1 ne peuvent donner lieu à l'utilisation du matériel

publicitaire servant pour les séances organisées par les exploitants d'établissements de spectacles

cinématographiques.

Article L214-9

Les séances mentionnées à l'article L. 214-1 ne donnent pas lieu à l'application des dispositions des

articles L. 115-1 à L. 115-5, L. 211-1 et L. 211-2, y compris lorsqu'elles se déroulent dans les

établissements de spectacles cinématographiques.

Titre II : Edition vidéographique et services de médias audiovisuels à

la demande

  

Chapitre Ier : Déclaration d'activité des éditeurs de vidéogrammes

Article L221-1

Les personnes dont l'activité a pour objet l'édition de vidéogrammes destinés à l'usage privé du

public doivent se déclarer auprès du président du Centre national du cinéma et de l'image animée.

Article L221-2

Le contenu, les modalités de dépôt et d'enregistrement de la déclaration, ainsi que les modifications

dans la situation du déclarant qui doivent être portées à la connaissance du président du Centre

national du cinéma et de l'image animée, sont fixés par décret en Conseil d'Etat.

Chapitre II : Contrôle des recettes d'exploitation vidéographique

Article L222-1

Le contrôle des recettes d'exploitation des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles sous forme

de vidéogrammes est organisé dans les conditions suivantes :

1° Les personnes mentionnées à l'article L. 221-1 doivent tenir à jour des documents permettant

d'identifier l'origine et les conditions d'exploitation, ainsi que les recettes d'exploitation des

vidéogrammes qu'elles éditent lorsque ces vidéogrammes consistent dans la reproduction d'oeuvres

cinématographiques ou audiovisuelles dont le titre a été déposé au registre public du cinéma et de

l'audiovisuel. Ces documents sont tenus à la disposition des agents du Centre national du cinéma et

de l'image animée ;

2° Ces personnes doivent, dans le mois suivant chaque semestre, communiquer au Centre national

du cinéma et de l'image animée les renseignements figurant sur les documents mentionnés au 1°.

Chapitre III : Rémunération de l'exploitation des oeuvres

cinématographiques sur les services de médias audiovisuels à la

demande

Article L223-1

Chaque accès dématérialisé à une oeuvre cinématographique fourni par un éditeur de service de

médias audiovisuels à la demande donne lieu à une rémunération du concédant des droits

d'exploitation tenant compte de la catégorie du service, de la nature de l'offre commerciale et de la

date de sortie en salles de l'oeuvre. Une rémunération minimale peut être fixée, pour une durée

limitée, par arrêté conjoint du ministre chargé de la culture et du ministre chargé de l'économie.

Cette rémunération minimale doit concilier les objectifs d'accès du plus grand nombre d'utilisateurs,

de maintien d'une offre cinématographique diversifiée et de plein effet des dispositions applicables

  

en matière de chronologie de l'exploitation des oeuvres cinématographiques.

Article L223-2

Un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Autorité de la concurrence, fixe les modalités

d'application de l'article L. 223-1. Il précise notamment les données économiques en fonction

desquelles la rémunération minimale peut être fixée.

Titre III : Chronologie de l'exploitation des oeuvres

cinématographiques

Chapitre Ier : Exploitation sous forme de vidéogrammes

Article L231-1

Une oeuvre cinématographique peut faire l'objet d'une exploitation sous forme de vidéogrammes

destinés à la vente ou à la location pour l'usage privé du public à l'expiration d'un délai de quatre

mois à compter de la date de sa sortie en salles de spectacles cinématographiques. Les stipulations

du contrat d'acquisition des droits pour cette exploitation peuvent déroger à ce délai dans les

conditions prévues au deuxième alinéa. Les stipulations du contrat d'acquisition des droits pour

cette exploitation prévoient les conditions dans lesquelles peut être appliqué un délai supérieur

conformément aux modalités prévues au troisième alinéa. La fixation d'un délai inférieur est

subordonnée à la délivrance par le Centre national du cinéma et de l'image animée, au vu

notamment des résultats d'exploitation de l'oeuvre cinématographique en salles de spectacles

cinématographiques, d'une dérogation accordée dans des conditions fixées par voie réglementaire.

Cette dérogation ne peut avoir pour effet de réduire le délai de plus de quatre semaines. Les

contestations relatives à la fixation d'un délai supérieur peuvent faire l'objet d'une conciliation

menée par le médiateur du cinéma, dans le cadre des missions qui lui sont confiées par les articles

L. 213-1 à L. 213-8.

Chapitre II : Exploitation sur les services de médias audiovisuels à la

demande

Article L232-1

Le contrat conclu par un éditeur de services de médias audiovisuels à la demande pour l'acquisition

de droits relatifs à la mise à disposition du public d'une oeuvre cinématographique prévoit le délai au

terme duquel cette mise à disposition peut intervenir.

Lorsqu'il existe un accord professionnel portant sur le délai applicable au mode d'exploitation des

oeuvres cinématographiques par les services de médias audiovisuels à la demande, le délai prévu par

cet accord s'impose aux éditeurs de services et aux membres des organisations professionnelles

signataires. Cet accord peut porter sur une ou plusieurs catégories de services. Il peut être rendu

  

obligatoire pour l'ensemble des intéressés des secteurs d'activité et des éditeurs de services

concernés dans les conditions prévues à l'article L. 234-1.

A défaut d'accord professionnel rendu obligatoire dans un délai d'un mois à compter de la

publication de la loi n° 2009-669 du 12 juin 2009 favorisant la diffusion et la protection de la

création sur internet, l'oeuvre cinématographique peut être mise à la disposition du public par un

éditeur de services de médias audiovisuels à la demande dans les conditions prévues à l'article L.

231-1 pour les services payants à l'acte et dans les conditions prévues par décret pour les autres

services.

Chapitre III : Exploitation sur les services de télévision

Article L233-1

Le contrat conclu par un éditeur de services de télévision pour l'acquisition de droits relatifs à la

diffusion d'une oeuvre cinématographique prévoit le délai au terme duquel cette diffusion peut

intervenir.

Lorsqu'il existe un accord professionnel portant sur le délai applicable au mode d'exploitation des

oeuvres cinématographiques par les services de télévision, le délai prévu par cet accord s'impose aux

éditeurs de services et aux membres des organisations professionnelles signataires. Cet accord peut

porter sur une ou plusieurs catégories de services. Il peut être rendu obligatoire pour l'ensemble des

intéressés des secteurs d'activité et des éditeurs de services concernés dans les conditions prévues à

l'article L. 234-1.

Chapitre IV : Dispositions communes

Article L234-1

Les accords professionnels mentionnés aux articles L. 232-1 et L. 233-1 peuvent être rendus

obligatoires par arrêté de l'autorité compétente de l'Etat à la condition d'avoir été signés par des

organisations professionnelles représentatives du secteur du cinéma et, selon les cas :

1° Une ou plusieurs organisations professionnelles représentatives du ou des secteurs concernés ;

2° Une ou plusieurs organisations professionnelles représentatives du ou des secteurs concernés et

un ensemble d'éditeurs de services représentatifs d'une ou plusieurs catégories de services ;

3° Un ensemble d'éditeurs de services représentatifs d'une ou plusieurs catégories de services.

Article L234-2

La représentativité d'une organisation professionnelle ou d'un ensemble d'éditeurs de services

s'apprécie notamment au regard du nombre d'opérateurs concernés ou de leur importance sur le

marché considéré. S'il y a lieu de déterminer la représentativité d'une organisation professionnelle

ou d'un ensemble d'éditeurs de services, ceux-ci fournissent à l'autorité compétente de l'Etat les

éléments d'appréciation dont ils disposent.

  

Titre IV : Dispositions diverses

Chapitre unique : Obligation de dépôt légal

Article L241-1

Les règles relatives à l'obligation de dépôt légal qui incombe aux personnes qui produisent ou

distribuent des documents cinématographiques ainsi qu'à celles qui éditent ou importent des

vidéogrammes destinés à l'usage privé du public, sont prévues par les dispositions du titre III du

livre Ier du code du patrimoine.

Livre III : Financement et fiscalité

Titre Ier : Aides du Centre national du cinéma et de l'image animée

Chapitre Ier : Dispositions générales

Article L311-1

Les aides financières du Centre national du cinéma et de l'image animée mentionnées aux a et b du

2° de l'article L. 111-2 sont attribuées sous forme automatique ou sélective.

Article L311-2

Le produit de la taxe sur le prix des entrées aux séances organisées dans les établissements de

spectacles cinématographiques mentionnée à l'article L. 115-1 perçue à l'occasion de la

représentation d'oeuvres ou de documents cinématographiques ou audiovisuels à caractère

pornographique ou d'incitation à la violence n'est pas pris en compte dans le calcul des droits aux

aides automatiques.

Les oeuvres et documents précités ainsi que les établissements de spectacles cinématographiques où

ils sont représentés ne peuvent bénéficier d'aucune aide sélective.

Les établissements de spectacles cinématographiques spécialisés dans la représentation d'oeuvres ou

de documents cinématographiques ou audiovisuels à caractère pornographique ne peuvent

bénéficier d'aucune aide automatique ou sélective.

La liste des oeuvres et documents auxquels s'appliquent les dispositions du présent article est établie

par le ministre chargé de la culture lors de la délivrance du visa d'exploitation cinématographique.

  

Un décret fixe les modalités d'application du présent article afin, notamment, d'aménager les

procédures d'attribution des aides, de définir les critères de spécialisation des établissements de

spectacles cinématographiques mentionnées au troisième alinéa et de déterminer les conditions dans

lesquelles les établissements de spectacles cinématographiques non spécialisés dans lesquels

seraient représentés des oeuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels à caractère

pornographique perdent à ce titre le bénéfice des aides.

Chapitre II : Droits des créanciers privilégiés de la production

cinématographique

Article L312-1

Les sommes auxquelles les entreprises de production peuvent prétendre au titre des aides

automatiques à la production d'oeuvres cinématographiques de longue durée sont incessibles et

insaisissables.

Ces sommes ne peuvent être attribuées pour la production d'une nouvelle oeuvre cinématographique

que sous réserve du paiement des créances privilégiées mentionnées à l'article L. 312-2 nées à

l'occasion de la production des oeuvres cinématographiques de longue durée précédentes.

Article L312-2

Les sommes mentionnées à l'article L. 312-1 auxquelles les entreprises de production peuvent

prétendre à raison de l'exploitation d'une oeuvre cinématographique de longue durée déterminée sont

affectées par priorité, suivant l'ordre de préférence ci-après et dans des conditions et limites fixées

par décret, au règlement des créances exigibles afférentes à cette oeuvre, énumérées aux postes de

production suivants :

1° Toutes sommes recouvrées par l'Etat ;

2° Les salaires et rémunérations des ouvriers, interprètes, techniciens, auteurs, adaptateurs,

scénaristes, dialoguistes, à l'exception des rémunérations allouées, à quelque titre que ce soit, aux

gérants, aux présidents ou aux directeurs d'entreprises de production ;

3° Les versements et cotisations afférents aux salaires et rémunérations énumérés ci-dessus ;

4° Les facturations des studios de prises de vues, de mixage et d'effets spéciaux et des laboratoires

de développement et de tirage, y compris les copies d'exploitation, des loueurs de matériel

technique, dans la mesure où ces facturations concernent d'une façon précise et exclusive la

production proprement dite de l'oeuvre cinématographique.

Sont seules regardées comme privilégiées, au sens du présent article, les créances exigibles dans un

délai de dix-huit mois courant à compter du début des prises de vues.

Article L312-3

Les créanciers privilégiés peuvent exercer leur droit directement auprès du Centre national du

cinéma et de l'image animée. Cette action doit cependant être exercée, au plus tard, huit mois après

  

la délivrance du visa d'exploitation cinématographique de l'oeuvre ayant donné naissance à la

créance.

Passé ce délai, le Centre national du cinéma et de l'image animée arrête la liste des créances

privilégiées et, en l'absence de contestation dans les deux mois sur leur existence, leur liquidité ou

leur exigibilité, procède à leur règlement selon l'ordre de préférence mentionné à l'article L. 312-2.

En cas de contestation, la procédure de paiement direct est suspendue, en tout ou partie, jusqu'au

règlement définitif du litige.

Le droit des créanciers privilégiés s'exerce subsidiairement sur les sommes mentionnées à l'article

L. 312-1 auxquelles leur débiteur peut prétendre au titre des autres oeuvres produites ou coproduites

par lui, sous réserve des droits des créanciers de chacune de ces oeuvres et dans la mesure où ils sont

eux-mêmes titulaires du privilège résultant du présent article.

Les créanciers privilégiés qui ne seraient créanciers que d'une ou plusieurs entreprises de production

au titre d'une oeuvre cinématographique de longue durée réalisée en coproduction peuvent exercer

leur droit sur l'ensemble des sommes mentionnées à l'article L. 312-1 auxquelles les entreprises

coproductrices peuvent prétendre au titre de l'oeuvre ayant donné naissance à la créance.

Les détenteurs de parts ou d'actions d'entreprises de production ne peuvent se prévaloir du privilège

sur les sommes revenant à ces entreprises au titre du présent article.

Le droit des créanciers privilégiés peut, par subrogation, être exercé par un établissement de crédit

lorsque celui-ci a été amené à régler, pour le compte de l'entreprise de production, tout ou partie des

créances exigibles énumérées aux postes de production mentionnés à l'article L. 312-2.

Article L312-4

Le droit des créanciers privilégiés subsiste et peut être exercé librement lorsque l'entreprise de

production fait l'objet de l'une des procédures prévues au livre VI du code de commerce sans que

l'exercice de ce droit soit subordonné à la déclaration de créance prévue à l'article L. 622-24 du

code de commerce.

Dans ce cas cependant, le Centre national du cinéma et l'image animée transmet au mandataire

judiciaire la liste des créances privilégiées et l'informe des paiements auxquels il compte procéder.

En l'absence de contestation dans les quatre mois sur l'existence, la liquidité ou l'exigibilité des

créances privilégiées, le Centre national du cinéma et l'image animée procède à leur règlement selon

l'ordre de préférence prévu à l'article L. 312-2.

Chapitre III : Aides à la production des oeuvres cinématographiques

intéressant l'outre-mer

Article L313-1

Les oeuvres cinématographiques qui présentent un intérêt culturel pour les départements

d'outre-mer, Saint-Barthélemy, Saint-Martin ou Saint-Pierre-et-Miquelon peuvent bénéficier d'une

aide sélective spécifique.

  

Les modalités de cette aide, attribuée par le Centre national du cinéma et de l'image animée, sont

déterminées par voie réglementaire.

Titre II : Aides des collectivités territoriales

Chapitre unique : Subventions aux exploitants d'établissements de

spectacles cinématographiques

Article L321-1

Les règles relatives aux subventions attribuées par les communes aux exploitants d'établissements

de spectacles cinématographiques sont fixées par l'article L. 2251-4 du code général des

collectivités territoriales.

Article L321-2

Les règles relatives aux subventions attribuées par les départements aux exploitants d'établissements

de spectacles cinématographiques sont fixées par l'article L. 3232-4 du code général des

collectivités territoriales.

Article L321-3

Les régions peuvent, conformément au 6° de l'article L. 4211-1 du code général des collectivités

territoriales, attribuer des subventions aux exploitants d'établissements de spectacles

cinématographiques dans les mêmes conditions et limites que les départements.

Titre III : Incitations fiscales

Chapitre Ier : Crédits d'impôt

Article L331-1

Le crédit d'impôt pour dépenses dans la production d'oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles

est régi par les articles 220 F et 220 sexies du code général des impôts.

Article L331-2

Le crédit d'impôt pour dépenses de commercialisation de programmes et de formats audiovisuels est

régi par les articles 220 W et 220 duodecies du code général des impôts.

Article L331-3

  

Le crédit d'impôt pour dépenses dans la création de jeux vidéo est régi par les articles 220 X et 220

terdecies du code général des impôts.

Article L331-4

Le crédit d'impôt pour dépenses de production exécutive en France d'oeuvres cinématographiques et

audiovisuelles étrangères est régi par les articles 220 Z bis et 220 quaterdecies du code général des

impôts.

Chapitre II : Financement en capital d'oeuvres cinématographiques ou

audiovisuelles

Article L332-1

La réduction d'impôt accordée au titre des souscriptions en numéraire au capital des sociétés

mentionnée à l'article 238 bis HE du code général des impôts est régie par l'article 199 unvicies du

même code.

Article L332-2

L'amortissement exceptionnel que les entreprises peuvent pratiquer pour l'établissement de l'impôt

sur les sociétés au titre des souscriptions au capital des sociétés mentionnées à l'article 238 bis HE

du code général des impôts est régi par l'article 217 septies du même code.

Article L332-3

Les dispositions applicables aux sociétés de financement des oeuvres cinématographiques ou

audiovisuelles sont mentionnées aux articles 238 bis HE à 238 bis HM du code général des impôts.

Chapitre III : Déductions fiscales et réductions d'impôt au titre des

investissements outre-mer

Article L333-1

Les réductions d'impôt sur le revenu accordées aux contribuables à raison des investissements

productifs neufs réalisés dans les départements d'outre-mer, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à

Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles

Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, dans les secteurs de la production

et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques sont régies par l'article 199 undecies B du

code général des impôts.

Article L333-2

Les déductions du résultat imposable que les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés peuvent

effectuer à raison des investissements productifs qu'elles réalisent dans les départements de la

  

Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion, dans les secteurs de la production et

de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques, ou à raison de souscriptions au capital de

sociétés de développement régional des départements d'outre-mer ou des sociétés effectuant dans

les douze mois de la clôture de la souscription dans les mêmes départements les investissements

précités, sont régies par l'article 217 undecies du code général des impôts.

Article L333-3

Les déductions du résultat imposable que les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés peuvent

effectuer à raison des bénéfices investis à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en

Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et

antarctiques françaises, ainsi qu'à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin dans les secteurs de la

production et de la diffusion audiovisuelles et cinématographiques, sont régies par l'article 217

duodecies du code général des impôts.

Chapitre IV : Taxe sur la valeur ajoutée

Article L334-1

L'application d'un taux réduit de 5, 5 % de taxe sur la valeur ajoutée aux droits d'entrées dans les

salles de spectacles cinématographiques, quels que soient le procédé de fixation ou de transmission

et la nature du support des oeuvres ou documents audiovisuels qui y sont présentés, est régie par le b

quinquies de l'article 279 du code général des impôts.

L'application d'un taux réduit de 5, 5 % de taxe sur la valeur ajoutée notamment aux cessions de

tous droits portant sur les oeuvres cinématographiques est régie par le g du 3° de l'article 279 du

code général des impôts.

Article L334-2

L'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée aux droits d'entrées pour les séances au

cours desquelles sont représentées des oeuvres à caractère pornographique ou d'incitation à la

violence est régie par le a du 3° de l'article 279 bis du code général des impôts.

Est régie par les mêmes dispositions l'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée aux

cessions de droits portant sur les oeuvres cinématographiques à caractère pornographique ou

d'incitation à la violence et sur leur interprétation.

Article L334-3

L'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée aux droits d'entrées pour les séances au

cours desquelles sont représentées des oeuvres à caractère pornographique ou d'incitation à la

violence diffusées sur support vidéographique est régie par le b du 3° de l'article 279 bis du code

général des impôts.

Est régie par les mêmes dispositions l'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée aux

cessions de droits portant sur les oeuvres cinématographiques à caractère pornographique ou

d'incitation à la violence diffusées sur support vidéographique et sur leur interprétation.

  

Article L334-4

L'application des exonérations de la taxe sur la valeur ajoutée aux droits d'entrées pour les séances

au cours desquelles sont représentées des oeuvres cinématographiques ou vidéographiques à

caractère pornographique ou d'incitation à la violence est régie par l'article 261 G du code général

des impôts.

Est régie par le même article l'application des exonérations de la taxe sur la valeur ajoutée aux

cessions de droits portant sur les oeuvres cinématographiques ou les supports vidéographiques

d'oeuvres à caractère pornographique ou d'incitation à la violence mentionnées au 3° de l'article 279

bis du code général des impôts.

Chapitre V : Taxe professionnelle

Article L335-1

L'exonération de la taxe professionnelle applicable aux exploitants d'établissements de spectacles

cinématographiques situés dans les communes de moins de 100 000 habitants qui réalisent moins de

2 000 entrées en moyenne hebdomadaire ainsi qu'aux autres exploitants est régie par le 3° de

l'article 1464 A du code général des impôts.

Article L335-2

L'exonération de la taxe professionnelle applicable aux exploitants d'établissements de spectacles

cinématographiques qui réalisent en moyenne hebdomadaire moins de 7 500 entrées et bénéficient

d'un classement art et essai est régie par le 4° de l'article 1464 A du code général des impôts.

Chapitre VI : Dispositions diverses

Article L336-1

Les modalités selon lesquelles sont prises en compte les aides financières du Centre national du

cinéma et de l'image animée aux exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques et

aux industries techniques pour la détermination du bénéfice imposable sont mentionnées à l'article

39 sexies du code général des impôts.

Article L336-2

Les modalités selon lesquelles le montant de la taxe spéciale mentionnée à l'article L. 116-2 est

admis en déduction pour l'établissement de l'impôt sur les sociétés ou de l'impôt sur le revenu sont

mentionnées à l'article 238 B du code général des impôts.

Article L336-3

  

Les conditions dans lesquelles est exercé le droit de reprise en ce qui concerne le prélèvement

spécial sur la fraction des bénéfices industriels et commerciaux résultant de la production, de la

distribution ou de la représentation d'oeuvres à caractère pornographique ou d'incitation à la violence

prévu à l'article 1605 sexies du code général des impôts sont mentionnées à l'article 172 B du livre

des procédures fiscales.

Livre IV : Contrôles et sanctions

Titre Ier : Procédures de contrôle

Chapitre Ier : Compétence des agents de contrôle

Article L411-1

Les agents du Centre national du cinéma et de l'image animée, commissionnés à cet effet et

assermentés dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, sont chargés de procéder

aux contrôles nécessaires en vue de vérifier le respect des obligations résultant des dispositions du

présent code à l'exception des chapitres V et VI du titre Ier du livre Ier.

Ils sont également chargés de rechercher et constater les manquements et, concurremment avec les

officiers et agents de police judiciaire, les infractions à ces dispositions.

Article L411-2

Les agents assermentés désignés par le président du Centre national du cinéma et de l'image

animée, agréés par le ministre chargé de la culture dans des conditions prévues par un décret en

Conseil d'Etat, sont habilités à :

1° Constater les infractions aux dispositions des livres Ier, II et III du code de la propriété

intellectuelle, conformément aux dispositions de l'article L. 331-2 du même code.

2° Saisir la commission de protection des droits de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et

la protection des droits sur internet, instituée par l'article L. 331-12 du code de la propriété

intellectuelle, conformément aux dispositions de l'article L. 331-24 du même code.

Chapitre II : Prérogatives et moyens d'intervention

Article L412-1

Les agents mentionnés à l'article L. 411-1 ont libre accès aux salles des établissements de spectacles

cinématographiques et à tous lieux où sont données des séances de spectacles cinématographiques

ouvertes au public.

  

Ils peuvent également accéder aux locaux et installations à usage professionnel utilisés par les

personnes soumises aux obligations résultant du présent code, à l'exclusion des domiciles et de la

partie des locaux servant de domicile aux intéressés.

Ils peuvent accéder aux locaux et installations précités entre 8 heures et 20 heures et, en ce qui

concerne ceux dépendant d'un établissement de spectacles cinématographiques, en dehors de ces

heures, lorsque cet établissement est ouvert au public.

Article L412-2

Dans le cadre de leur mission, les agents mentionnés à l'article L. 411-1 peuvent demander

communication de tous les documents ou pièces utiles, quel qu'en soit le support. Ils peuvent en

prendre copie et recueillir sur place ou sur convocation les renseignements et justifications

nécessaires.

Article L412-3

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée peut, dans des conditions

déterminées par décret en Conseil d'Etat, recourir à des commissaires aux comptes, à des

experts-comptables ou à des personnes ou organismes compétents en matière d'études ou de

conseils dans les domaines concernés par les opérations de contrôle.

Ces personnes peuvent, le cas échéant, être commissionnées par le président du Centre national du

cinéma et de l'image animée pour accompagner les agents lors d'une opération de contrôle

déterminée. Dans ce cas, les dispositions de l'article L. 412-1 leur sont étendues.

Ces personnes sont chargées d'apporter une expertise technique aux agents mentionnés à l'article L.

411-1 qui restent seuls compétents pour exercer les prérogatives prévues par le présent titre.

Chapitre III : Echanges d'informations

Article L413-1

Est régie par l'article L. 1246-1 du code du travail la communication réciproque par les inspecteurs

du travail, les agents du Centre national du cinéma et de l'image animée, des directions régionales

des affaires culturelles, de l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du même code et de

l'organisation gestionnaire du régime d'assurance chômage de tous renseignements et tous

documents nécessaires à la recherche et à la constatation des infractions aux dispositions du 3° de

l'article L. 1242-2 du même code et, le cas échéant, des manquements aux textes pris pour

l'application de l'article L. 311-1 du présent code.

Article L413-2

Est régie par l'article L. 8271-4 du code du travail la transmission par les agents de contrôle

mentionnés à l'article L. 8271-1 du même code aux agents du Centre national du cinéma et de

l'image animée de tous renseignements et tous documents nécessaires à l'appréciation des droits ou

de l'exécution d'obligations qui entrent dans le champ de leurs compétences.

  

Article L413-3

Est régie par l'article L. 102 du livre des procédures fiscales la communication par le Centre

national du cinéma et de l'image animée à l'administration des impôts de tous les documents relatifs

aux déclarations souscrites par les exploitants d'établissements de spectacles cinématographiques

ainsi que de toutes les indications recueillies à l'occasion des vérifications opérées dans ces

établissements.

Article L413-4

Les conditions dans lesquelles le Centre national du cinéma et de l'image animée peut recevoir de

l'administration des impôts tous les renseignements relatifs aux recettes réalisées par les entreprises

soumises à son contrôle sont mentionnées à l'article L. 163 du livre des procédures fiscales.

Chapitre IV : Constatation des manquements et des infractions

Article L414-1

Les agents mentionnés à l'article L. 411-1 qui constatent l'un des manquements mentionnés aux 1° à

11° de l'article L. 421-1 en dressent procès-verbal. Ce procès-verbal est notifié par lettre

recommandée avec demande d'avis de réception à l'intéressé.

A compter de la notification du procès-verbal, l'intéressé dispose d'un délai de quinze jours francs

pour présenter ses observations au Centre national du cinéma et de l'image animée, par lettre

recommandée avec demande d'avis de réception.

La lettre de notification du procès-verbal doit, à peine de nullité, rappeler le délai accordé à

l'intéressé pour présenter ses observations.

Article L414-2

Lorsque les agents assermentés du Centre national du cinéma ont été informés par les agents de

contrôle mentionnés à l'article L. 8271-1 du code du travail qu'un procès-verbal constatant une

infraction aux dispositions du 3° de l'article L. 1242-2 de ce code ou aux dispositions relatives au

travail illégal a été dressé, ils notifient à l'intéressé, par lettre recommandée avec demande d'avis de

réception, qu'il est passible, en application du 12° de l'article L. 421-1 du présent code, d'une ou

plusieurs des sanctions prévues à l'article L. 422-3 de ce même code.

La lettre de notification de l'information rappelle le délai accordé à l'intéressé pour présenter ses

observations.

A compter de la notification de cette information, l'intéressé dispose d'un délai de quinze jours

francs pour présenter ses observations, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.

Article L414-3

  

Les agents mentionnés à l'article L. 411-1 constatent les infractions définies au titre III du présent

livre par des procès-verbaux qui font foi jusqu'à preuve contraire.

Les procès-verbaux sont transmis, dans les huit jours qui suivent leur clôture, au procureur de la

République. Une copie en est remise dans le même délai à l'intéressé. Une copie est également

transmise au président du Centre national du cinéma et de l'image animée.

Lorsque le procureur de la République décide de mettre en mouvement l'action publique sur les

faits, objets de la transmission, il en informe sans délai le président du Centre national du cinéma et

de l'image animée.

Chapitre V : Secret professionnel

Article L415-1

Les agents mentionnés à l'article L. 411-1 et les personnes mentionnées à L. 412-3 sont astreints au

secret professionnel pour les faits, actes ou renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en

raison de leurs fonctions ou de leurs missions, dans les conditions et sous les sanctions prévues aux

articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

Titre II : Sanctions administratives

Chapitre Ier : Champ d'application

Article L421-1

Dans les conditions prévues par le présent titre, des sanctions administratives peuvent être

prononcées à l'encontre des personnes ayant méconnu des obligations résultant pour elles : 1° Des

dispositions des articles L. 212-2 à L. 212-5 relatives à l'autorisation d'exercice d'exploitant

d'établissement de spectacles cinématographiques et des dispositions de l'article L. 212-18 relatives

à la déclaration de déplacement de séances de spectacles cinématographiques ainsi que des textes et

décisions pris pour leur application ; 2° Des dispositions des articles L. 212-14 à L. 212-17 relatives

à l'homologation des établissements de spectacles cinématographiques ainsi que des textes et

décisions pris pour leur application ; 3° Des dispositions des articles L. 212-19 à L. 212-26 relatives

à l'agrément des groupements et ententes de programmation cinématographique et aux engagements

de programmation cinématographique ainsi que des textes et décisions pris pour leur application ;

4° Des dispositions des articles L. 212-27 à L. 212-31 relatives à l'agrément des formules d'accès au

cinéma donnant droit à des entrées multiples ainsi que des textes et décisions pris pour leur

application ; 5° Des dispositions de l'article L. 212-32 relatives au contrôle des recettes des oeuvres

cinématographiques dans les établissements de spectacles cinématographiques ; 6° Des dispositions

des articles L. 213-9 à L. 213-13 relatives aux conditions de concession des droits de représentation

cinématographique ; 7° Des dispositions des articles L. 214-1 à L. 214-8 relatives à l'organisation

de certaines séances de spectacles cinématographiques ainsi que des textes et décisions pris pour

leur application ; 8° Des dispositions des articles L. 221-1 et L. 221-2 relatives à la déclaration

d'activité des entreprises d'édition vidéographique et des textes pris pour leur application ; 9° Des

dispositions de l'article L. 222-1 relatives au contrôle des recettes d'exploitation des oeuvres

  

cinématographiques ou audiovisuelles sous forme de vidéogrammes ; 10° Des dispositions de

l'article L. 231-1, du décret mentionné au dernier alinéa de l'article L. 232-1 ou des stipulations d'un

accord professionnel rendu obligatoire dans les conditions prévues à l'article L. 234-1 ; 11° Des

dispositions prises pour l'application des articles L. 311-1 à L. 313-1 relatives aux aides financières

du Centre national du cinéma et de l'image animée ; 12° Des dispositions du 3° de l'article L.

1242-2 du code du travail relatives aux conditions de recours au contrat à durée déterminée d'usage

ou des dispositions de l'article L. 8211-1 du même code relatives au travail illégal.

Chapitre II : Nature des sanctions administratives

Article L422-1

Dans les cas prévus aux 1° à 9° de l'article L. 421-1, peuvent être prononcées une ou plusieurs des

sanctions suivantes :

1° Un avertissement ;

2° Une réduction ou le remboursement des aides financières automatiques ou sélectives qui ont été

attribuées ;

3° Une sanction pécuniaire dont le montant ne peut excéder 3 % du chiffre d'affaires hors taxes

réalisé au cours du dernier exercice clos calculé sur une période de douze mois. Ce maximum est

porté à 5 % en cas de réitération du même manquement dans un délai de cinq ans à compter de la

date de notification de la première sanction ;

4° Une fermeture de l'établissement pour une durée ne pouvant excéder un an ;

5° Une interdiction, pendant une durée ne pouvant excéder cinq ans, d'exercer des fonctions de

direction dans une entreprise appartenant au secteur concerné.

Article L422-2

Dans le cas prévu au 10° de l'article L. 421-1, peut être prononcée une sanction pécuniaire dont le

montant ne peut excéder 3 % du chiffre d'affaires hors taxes réalisé au cours du dernier exercice

clos calculé sur une période de douze mois. Ce maximum est porté à 5 % en cas de réitération du

même manquement dans un délai de cinq ans à compter de la date de notification de la première

sanction.

Article L422-3

Dans les cas prévus aux 11° et 12° de l'article L. 421-1, peuvent être prononcées une ou plusieurs

des sanctions suivantes :

1° Un avertissement ;

2° Une réduction ou le remboursement des aides automatiques ou sélectives qui ont été attribuées ;

3° Une exclusion du bénéfice de toute aide automatique ou sélective pour une durée ne pouvant

  

excéder cinq ans ;

4° Une exclusion du calcul des sommes mentionnées à l'article L. 312-1 pour une durée ne pouvant

excéder cinq ans.

Chapitre III : Décisions de sanction

Article L423-1

Les sanctions sont prononcées par la commission du contrôle de la réglementation. Cette

commission est présidée par un magistrat de l'ordre administratif. Elle comprend deux collèges, l'un

compétent pour prononcer les sanctions prévues aux articles L. 422-1 et L. 422-2, l'autre compétent

pour prononcer les sanctions prévues à l'article L. 422-3. Chacun de ces collèges comporte au plus

un tiers de représentants de l'Etat, au plus un tiers de représentants des professionnels et au moins

un tiers de personnalités qualifiées.

La composition ainsi que les modalités d'organisation et de fonctionnement de la commission sont

fixées par décret en Conseil d'Etat.

Article L423-2

La commission du contrôle de la réglementation ne peut être saisie de faits remontant à plus de trois

ans s'il n'a été fait jusque-là aucun acte tendant à leur recherche, leur constatation ou leur sanction.

Chapitre IV : Dispositions diverses

Article L424-1

Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l'Etat étrangères à l'impôt et au

domaine. Leur produit est versé au Centre national du cinéma et de l'image animée.

Titre III : Dispositions pénales

Chapitre Ier : Dispositions générales

Article L431-1

Est puni d'une amende de 7 500 euros le fait pour toute personne de mettre obstacle aux opérations

de contrôle effectuées en application des dispositions des articles L. 411-1, L. 411-2 et L. 412-1 à L.

412-3.

Chapitre II : Infractions aux dispositions relatives au visa

  

d'exploitation cinématographique

Article L432-1

Est puni d'une amende de 45 000 euros le fait de mettre en circulation ou de représenter une oeuvre

cinématographique dépourvue du visa d'exploitation prévu à l'article L. 211-1 ou en violation des

conditions mentionnées sur ce visa.

Article L432-2

Dès la constatation de l'infraction, les officiers de police judiciaire peuvent procéder à la saisie des

éléments de tirage et des supports d'exploitation des oeuvres illicitement mises en circulation ou

représentées. Les formes prévues aux articles 56 et 57 du code de procédure pénale sont applicables

à cette saisie.

Article L432-3

En cas de condamnation à la peine prévue à l'article L. 432-1, la juridiction peut, en outre,

prononcer à l'encontre de la personne condamnée l'interdiction pour une durée n'excédant pas dix

ans d'exercer soit une fonction dirigeante, soit toute activité industrielle et commerciale dans le

secteur du cinéma. Si le condamné est le dirigeant ou le préposé d'une personne morale, le jugement

peut condamner solidairement cette dernière au paiement de l'amende.

La publication du jugement peut être ordonnée conformément à l'article 131-10 du code pénal.

Chapitre III : Infractions concernant les recettes d'exploitation

cinématographique et vidéographique

Article L433-1

Lorsque, en cas de manquement aux dispositions de l'article L. 212-32 et aux dispositions de

l'article L. 222-1, la commission du contrôle de la réglementation a prononcé, en application du 3°

de l'article L. 422-1, une sanction pécuniaire devenue définitive, le juge pénal saisi des mêmes faits

ou de faits connexes peut ordonner que cette sanction pécuniaire s'impute sur le montant de

l'amende pénale prononcée par lui postérieurement.

Titre IV : Actions en justice

Chapitre Ier : Infractions concernant les recettes d'exploitation

cinématographique et vidéographique

  

Article L441-1

Sauf si une ou plusieurs des sanctions administratives prévues aux 2° à 5° de l'article L. 422-1 en

cas de manquement aux dispositions de l'article L. 212-32 et aux dispositions de l'article L. 222-1

ont été prononcées, le président du Centre national du cinéma et de l'image animée peut, en cas de

poursuites pénales pour les mêmes faits et, le cas échéant, pour des faits connexes et quelle que soit

la qualification retenue, exercer les droits reconnus à la partie civile.

Chapitre II : Délit de contrefaçon

Article L442-1

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée peut, conformément aux

dispositions du code de la propriété intellectuelle, exercer les droits reconnus à la partie civile en ce

qui concerne le délit de contrefaçon d'une oeuvre audiovisuelle au sens de ce code.

Livre V : Dispositions relatives à l'outre-mer

Titre unique

Chapitre unique

Article L511-1

Les références faites par des dispositions du présent code applicables à Saint-Barthélemy,

Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon à des dispositions qui n'y sont pas applicables, notamment

à des dispositions du code général des impôts, du code de l'urbanisme et du code de la construction

et de l'habitation, sont remplacées par les références aux dispositions ayant le même objet

applicables localement.

Article L511-2

Les références faites par des dispositions du présent code applicables à Mayotte à des dispositions

qui n'y sont pas applicables, notamment à des dispositions du code général des impôts, du code du

travail, du code de l'urbanisme et du code de la construction et de l'habitation, sont remplacées par

les références aux dispositions ayant le même objet applicables localement.

  

 

 

 

 


 

RECHERCHE  

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faits connexes et quelle que soit

la qualification retenue, exercer les droits reconnus à la partie civile.

Chapitre II : Délit de contrefaçon

Article L442-1

Le président du Centre national du cinéma et de l'image animée peut, conformément aux

dispositions du code de la propriété intellectuelle, exercer les droits reconnus à la partie civile en ce

qui concerne le délit de contrefaçon d'une oeuvre audiovisuelle au sens de ce code.

Livre V : Dispositions relatives à l'outre-mer

Titre unique

Chapitre unique

Article L511-1

Les références faites par des dispositions du présent code applicables à Saint-Barthélemy,

Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon à des dispositions qui n'y sont pas applicables, notamment

à des dispositions du code général des impôts, du code de l'urbanisme et du code de la construction

et de l'habitation, sont remplacées par les références aux dispositions ayant le même objet

applicables localement.

Article L511-2

Les références faites par des dispositions du présent code applicables à Mayotte à des dispositions

qui n'y sont pas applicables, notamment à des dispositions du code général des impôts, du code du

travail, du code de l'urbanisme et du code de la construction et de l'habitation, sont remplacées par

les références aux dispositions ayant le même objet applicables localement.

  

 

 

 

 


 

RECHERCHE  

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