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BIBLIOGRAPHIE DOCTRINALE TEXTES LEGISLATIFS
SIGNATURE ELECTRONIQUE  SIGNATURE ELECTRONIQUE

 

Droit européen

Directive du 30 novembre 1999 sur les signatures électroniques

La directive , à l'article 2.1, définit ainsi la signature électronique

une donnée sous forme électronique jointe ou liée logiquement à d'autres données électroniques et qui sert de méthode d'authentification

Directive du 8 juin 2000

La directive du 8 juin 2000 a prévu la reconnaissance de la signature électronique lorsque l'écrit est requis pour la validité d'un acte

 

 

 

Droit français

Le droit français, qui a prévu de transposer la directive du 8 juin 2002 dans le cadre du projet de loi sur la société de l'information,  a prévu la recevabilité de la signature électronique à tutre de preuve dans le cadre des articles 1316-1 et 1316-4 du Code Civil. La signature électronique doit remplir des conditions de sécurisation pour jouir d'une présomption de fiabilité

Les articles du Code Civil

La Loi numéro 2000-203 du 13 mars 2000  a modifié les dispositions du Code Civil concernant la preuve littérale

Article 1316

La preuve littérale, ou preuve par écrit, résulte d'une suite de lettres, de caractères, de chiffres ou de tous autres signes ou symboles dotés d'une signification intelligible, quels que soient leurs supports et leurs modalités de transmission

Article 1316-1

L'écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité

Article 1316-2

Lorsque la loi n'a pas fixé d'autres principes, et à défaut de convention valable entre les parties, le juge règle les conflits de preuve littérale en déterminant par tous les moyens le titre le plus vraisemblable, quel qu'en soit le support.

Article 1316-3

L'écrit sur support électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier

Article 1316-4 du Code Civil

La signature nécessaire à la perfection d'un acte juridique identifie celui qui l'appose. Elle manifeste le consentement des parties aux obligations qui découlent de cet acte. Quant elle est apposée par un officier public elle confère l'authenticité à l'acte. Lorsqu'elle est électronique, elle consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache. La fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu'à preuve du contraire, lorsque la signature électronique est créée, l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat"

 

Les décrets

Les conditions prévues par les textes du code civil ont été fixées par le décret n° 2002-272 du 30 mars 2001 qui fixe les conditions techniques permettant d'assurer l'identité du signataire et de garantit l'intégrité de l'acte. 

La signature doit "être créée par des moyens que le signataire puisse garder sous son contrôle exclusif". Ces dispositifs peuvent soit reposer sur des techniques comme la carte à puce ou les codes secrets,  soit être de nature biométrique. Dans le cas des premières techniques, le contrôle peut être transféré. Il s'agit lorsque le procédé est transférable  de l'opposabilité d'une identification et non d'une réelle  identification. Dans tous les cas où la signature ne peut être déléguée (par exemple signature d'un notaire) , les règles sont ainsi en contradiction avec ces interdictions.

Au lieu des arrêtés prévus par le décret de 2001 le gouvernement a publié par décret n° 2002 -535  du 18 avril 2002  les règles relatives "à l'évaluation et à la certficiation de la sécurité offerte par les produits et les systèmes des technologies de l'information" .

 

 

La signature électronique pose  divers problèmes, dont certains ont trouvé des solutions qui sont présentées comme satisfaisante, alors que d'autres n'ont pas l'objet d'une réflexion approfondie menant vers des solutions.

Le problème de la mise en oeuvre de la confiance par des tiers est présenté comme résolu par l'intervention d'autorités de certification. L'intervention d'un prestataire délivrant un certificat est un des éléments caractéristiques de la signature électronique. Elle peut être comparée à l'intervention d'un notaire en ce qu'elle se traduit par l'intervention d'un tiers. En revanche le notaire est chargé de s'assurer de la réalité du consentement. Elément de preuve du document, la signature, par son formalisme était censé traduire la réflexion du signataire et la réalité du consentement. La signature est un élément du formalisme du droit de la consommation, dont on ne sait s'il est remis en cause par les articles du code civil. 

Il est généralement considéré qu'aux termes de la loi du 13 mars 2000 la signature électronique sera acceptée lorsque le formalisme de la signature est demandée ad probationem et non lorsqu'il est demandé ad validatem. Dans le premier cas la signature est un simple moyen de preuve de l'engagement, tandis que dans le second cas il s'agit d'une condition de validité.

La directive du 8 juin 2000 est ambigue puisque d'une part elle prévoit que les états doivent s'assurer que le régime juridique contractuel ne fasse pas à l'utilisation des contrats électroniques en les privant de validité juridique au motif qu'ils sont passés par voie électronique, mais par ailleurs la protection des consommateurs n'est pas censée être affectée. 

Par ailleurs l'archivage des transactions électroniques est source de difficultés dont on ne sait comment elles seront assurées. La dégradation des supports s'accompagne surtout de l'obsolescences des moyens d'accéder au support. La valeur des copies parait donc très contestable.

Loi type de la CNUDCI

Article 7.1

Lorsque la loi exige la signature d'une certaine personne, cette exigence est satisfaite dans le cas d'un message de données :

a) si une méthode est utilisée pour identifier la personne en question et pour indiquer qu'elle approuve l'information contenue dans le message de données et 

b) si la fiabilité de cette méthode est suffisante au regard de l'objet pour lequel le message de données a été créé ou communiqué, compte tenu de de toutes les circonstances, y compris de tout accord en la matière 

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Articles

Droit européen

La directive européenne pour les signatures électroniques, ) Baresch, Denis ; Sion, Claire,  Les Petites Affiches, n° 38,  21/02/2002, pp. 21-26

La directive européenne pour les signatures électroniques, Baresch, Denis ; Schlechter, Richard,  Revue du Marché Commun et de l'Union européenne, 01/06/2000, pp 387-391

La directive européenne sur la signature électronique . Vers la sécurité des transactions sur l'Internet ? Antoine, Mireille ; Gobert, Didier,  Journal des Tribunaux Droit européen (Larcier),  01/04/2000

La politique européenne de promotion d'Internet et quelques considérations pour la France, Catinat, Michel,  Revue du Marché Commun et de l'Union européenne, 01/02/2000, pp 81-93

Droit comparé

National and International law sites

http://www.ispo.cec.be/legal/en/natlaw.html

Analyse de droit comparé, Baker & Mc Kenzie

http://www.plcinfo.com/scripts/article.asp?Article_ID=14122

La loi type de la CNUDCI sur les signatures électroniques (Vienne 23 juin-13 juillet 2001) Caprioli, Éric A,  Communication Commerce Électronique, n° 12,  01/12/2001, p. 9-10

Droit Français

Signature électronique : Un dispositif bientôt complet , Szuskin, Laurent ; Breuil, Géraldine,  Décideurs Juridiques et Financiers, n° 34,  15/04/2002, pp. 58-59

La nouvelle définition de la preuve littérale,  Boudreau, Martine,  La Gazette du Palais, n° 364,  30/12/2001, pp. 6-10

Incertitudes sur la date des actes sous seing privé (de l'écrit sur support papier à l'écrit électronique).Dalloz Affaires 2000, p.13, Mercoli, Sylvain, JCP N Semaine Juridique (édition notariale et immobilière), n° 2, 12/01/2001 pp.  44-49

La loi sur la signature électronique ne modifie aucun critère de l'authenticité,  Decorps, Jean-Paulo,  Les Petites Affiches, n° 72,  11/04/2000, pp. 3-8

La preuve électronique entre dans les moeurs, Crouzel, Cécile, Option Finance
NUMÉRO 600, 13/06/2000, pp 35-35

Identification, consentement, conditions générales

La signature électronique ou la nouvelle frontière probatoire, Hassler,Revue de jurisprudence commerciale (RJC), 01/06/2000, pp 193-199b

 

 

 

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